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CERCLL

Non, Linux n’a pas soudainement conquis 10 % des ordinateurs de bureau.


Provence-Alpes-Côte d'Azur 🇫🇷
Publié le
jeudi 06 août 2026 12h32
Importé le
jeudi 06 août 2026 13h03
Linux vient-il de doubler sa part de marché sur PC en quelques semaines pour dépasser les 10 % ? Les chiffres de StatCounter font rêver, mais l’analyse du trafic humain montre une réalité tout autre : ce sont les bots d’IA qui biaisent les données. Certes, voir le système d’exploitation au manchot franchir des sommets […]
April

Tour des GULL : Le libre par le jeu


France 🇫🇷
Publié le
jeudi 06 août 2026 09h20
Importé le
jeudi 06 août 2026 13h03
Start: 16 Août 2026 - 16:00End: 16 Août 2026 - 20:00

Bookynette reprend son Tour des GULL et se rend cette fois-ci à Bressuire..

Venez partager un bon moment autour de jeux de société et rencontrer le GULL GEBULL -> Gatine Et Bocage Utilisateurs de Logiciels Libres.

Ce sera l’occasion de découvrir de façon ludique l’univers du libre, de discuter et de profiter de l’ouverture du bar asso de la Gob. (Le gobelet)

RDV le 16/08 à partir de 16h au 3 rue de la Chaize à Bressuire (79300).

Une adhésion à l’association la Gob est demandée pour l’évènement. (prix libre)

LinuxFr

Éditer de la littérature libre : les Éditions du Renard Spatial


Internet
Publié le
mercredi 05 août 2026 20h36
Importé le
mercredi 05 août 2026 21h03

J’aime le logiciel libre. J’aime la littérature. Alors, un jour, je me suis demandé s’il était possible d’éditer de la littérature libre.
Les premiers essais ont eu lieu au début de l’été 2020, le covid laissait le temps libre à des expérimentations.

Six ans plus tard, les Éditions du Renard Spatial existent, éditent des littératures de l’imaginaire libres, et viennent de publier « Ça ne peut pas être pire qu’ici » par Lisa Refur (une amie), un roman court de fantasy/apprentissage, au format papier.
C’est l’aboutissement d’une aventure que je vais vous raconter ici.

Sommaire

L’art libre, une discipline très différente du logiciel libre

On parle assez peu d’art libre, que ce soit sur LinuxFR.org ou ailleurs (il n’y a même pas de catégorie dédiée !) ; on peut même considérer que le sujet est ignoré, y compris des personnes qui baignent dans le logiciel libre depuis des décennies. C’est que l’art libre et le logiciel libre sont différents sur beaucoup d’aspects, y compris des points fondamentaux. On pourrait disserter longtemps sur ce point, mais ça n’est pas le sujet ; je vais plutôt me concentrer sur quatre points qui sont utiles à comprendre pour la suite.

Le premier, c’est que la personne qui développe un logiciel développe d’abord un outil.
D’accord, elle peut y tenir énormément, avoir une vision forte ; mais l’implication personnelle reste beaucoup moins forte que celle d’un·e auteur·ice dans son œuvre artistique. Les créateur·ices de logiciels libres acceptent donc beaucoup plus facilement la réappropriation et la modification de leur production ; au contraire des artistes qui ont tendance à vouloir conserver le contrôle sur des œuvres qui peuvent être très personnelles.

Le second, c’est que mis à part quelques exceptions comme le cinéma, beaucoup d’arts sont profondément solitaires ou se pratiquent en tout petit comité, là où le développement logiciel est généralement un travail d’équipe. Les notions de partage, d’amélioration mutuelle sont beaucoup plus fréquents dans le développement logiciel que dans l’art.

Le troisième, c’est que la réutilisation d’éléments – la réutilisation directe, au contraire de l’inspiration – est infiniment plus fréquente dans le développement logiciel que dans l’art.
Tous les logiciels ou presque réutilisent du code, via des bibliothèques, des API, des ABI, ou directement. Au contraire, la réutilisation directe en art est rare, hors quelques cas précis, et souvent mal vue.

Le quatrième et le plus important, c’est l’argent, la thune, le fric, la moula.
Les développeurs informatiques sont généralement bien, voire très bien payés, même avec les changements introduits par les IAs génératives. Au contraire, rares sont les artistes qui peuvent vivre de leur art ; celles et ceux qui peuvent en vivre décemment sont encore plus rares.

Les trois premiers points expliquent pourquoi la notion de « Liberté » (dans le sens de l’expression « art libre ») est moins importante pour les artistes que pour les développeurs et développeuses de logiciels. Le dernier explique pourquoi les artistes ont une énorme difficulté matérielle à contribuer à de l’art libre, quand bien même ils et elles en auraient envie ; parce que pour offrir de son temps, ou trouver un modèle de financement compatible avec l’art libre, il faut d’abord pouvoir manger à sa faim.

Mais cette longue digression introductive ne nous apprend toujours rien sur le sujet d’origine !

Le projet des Éditions du Renard Spatial

Dès le début, mon projet était clair : je voulais éditer de la littérature libre, et pas n’importe comment.

La direction éditoriale

Tout éditeur a besoin d’une direction éditoriale, pour que les client·es ne soient pas perdu·es. Quel sens ça aurait d’éditer en vrac des livres de cuisine, des polars, des livres sur l’informatique et des albums photo ?

Je lis principalement des littératures de l’imaginaire – science-fiction, fantasy, fantastique, le tout pris au sens large. C’est pour cela que les Éditions du Renard Spatial éditent des littératures de l’imaginaire. J’ai aussi décidé de partir sur des formats courts : on trouve beaucoup de sagas et œuvres à rallonge dans ces univers ; mais j’aime bien lire des histoires percutantes et efficaces. En prime, c’est plus rapide à éditer (je n’ai pas écrit « plus facile »).

De la littérature libre

Je veux dire : vraiment libre ; donc sous des licences qui respectent les quatre libertés habituelles (même si on peut se poser la question de savoir ce qu’est le « code source » d’un texte si ce n’est le texte lui-même). J’ai donc choisi de partir, par défaut, sur les licences Creative Commons, qui ont le bon gout d’être adaptées à ce genre de projet et connues. Je me limite aux licences libres, ce qui exclut les clauses -NC et -ND, qui en font des licences « de libre diffusion ».

Ça a été l’occasion de se poser sérieusement la question de l’intérêt de licences libres appliquées à la littérature. J’en vois deux assez immédiats.

Le premier, c’est la diffusion de l’œuvre.
Une œuvre, une fois publiée, va circuler, qu’on le veuille ou non. Elle sera « piratée », que l’éditeur ait protégé son œuvre ou non ; d’ailleurs, saviez-vous que beaucoup de fuites de livres sur les sites de partage illégaux proviennent de sources internes à la chaine du livre ? C’est un point d’autant plus important pour moi que je veux que les textes que je publie, vivent, même si ma maison d’édition doit disparaitre.

Le second, c’est le fandom de l’œuvre.
Si une œuvre plait, alors il va se créer tout un tas d’œuvre dérivées – que l’auteur·ice et l’éditeur·ice le veuillent ou non – à base de fanfictions, de dessins, et j’en passe. Aujourd’hui tout ça existe sans aucun cadre légal, et les licences libres permettent de créer ce cadre.

De la littérature pour tout le monde

La culture, c’est vite cher, et je refuse la position d’une culture réservée à une élite.

Les livres que j’édite sont donc les moins chers possibles, dans la limite du raisonnable. Ça implique que les livres papier sont d’office des formats « poche » – 11 x 18 cm – et que les livres électroniques sont sensiblement moins chers que les versions imprimées.

En bonus, ça m’arrange parce que je n’ai jamais aimé les grands formats. Alors, c’est joli dans une bibliothèque et ça fait un bel objet à offrir – et, soyons honnêtes, à revendre – mais en ce qui concerne la fonction livre, je trouve ça nul, parce qu’un grand format, c’est encombrant, c’est lourd, c’est pénible à transporter (et je lis souvent dans les transports) ou même à tenir quand on est vautré dans un canapé.

Un vrai éditeur, pas un éditeur-Amazon

Je voulais que les livres des Éditions du Renard Spatial soient de « vrais » livres, que l’on peut acheter dans n’importe quelle librairie, avec un ISBN, un référencement qui va bien, et tout. L’idée du livre qui existe, mais qui ne peut être acheté que sur le site du vendeur, ou en ligne chez un seul libraire – en général Amazon – me gonfle.

C’est sans doute parce que j’aime beaucoup mes libraires (qui sont d’excellent conseil). En prime, ça m’évite d’avoir à gérer toute la logistique, le stockage, les factures individuelles, l’envoie de commandes… tout ce que je déteste.

De tous mes choix, c’est – de loin – celui qui m’a le plus cassé les pieds.

Production locale et raisonnée

Faire imprimer des livres en Chine pour les vendre principalement en France me semble absurde ; donc l’idée de base était de trouver un imprimeur en France, ou à défaut quelque part dans l’UE.

D’autre part, la chaine du livre repose beaucoup sur une notion de stock qui voyage. En très résumé, l’imprimeur imprime un tas de livre, qui est en partie stocké, en partie envoyé aux libraires, qui vendent ce qu’ils peuvent et qui – chose exceptionnelle dans le monde de la vente – renvoient les exemplaires invendus… qui finissent au pilon s’ils ne se vendent pas pendant un peu trop longtemps (ou sont trop abimés à cause des voyages), parce que le stockage, ça coute cher. Donc, si je peux éviter de faire imprimer des livres pour les stocker et finir par les détruire, ça m’arrange, parce que tout ça c’est une perte sèche.

Le difficile problème des couvertures

Pour commencer, une illustration de couverture, c’est un budget important pour une petite structure, surtout en refusant l’usage d’IA générative (ah oui, il y a la question de l’IA générative qui est venue s’inviter au milieu du projet).

Alors, j’ai réfléchi. Le premier intérêt d’une couverture, c’est d’attirer l’œil, d’être facile à repérer dans un magasin ou sur un site, au milieu de beaucoup d’autres.
Autre chose : les livres que j’ai achetés à leur couverture se comptent sur un doigt d’une main ; quant aux couvertures que je suis capables de décrire sans aller les vérifier, il y en a très peu, la plupart d’entre elles sont sobres – et à l’exception de celle déjà nommée, aucune d’elle n’a été un critère d’achat. Inversement, beaucoup de littératures de l’imaginaire ont des couvertures illustrées, avec une typographie soignée, mais à cause des effets de mode, elles ont tendance à toutes se ressembler, ce qui fait qu’aucune ne se repère facilement dans la masse.

La solution s’est imposée d’elle-même : je peux me contenter de couvertures sobres, très lisibles, très faciles à reconnaitres, avec une harmonie dans la collection.

Le temps et l’énergie que je peux y consacrer

Ce projet n’est pas mon activité principale, et je n’ai pas pour projet d’en vivre.

L’avantage, c’est que ça me libère d’une contrainte financière extrêmement forte – rares sont les petites maisons d’édition rentables.

L’inconvénient, c’est que ça m’empêche de faire du volume, ce qui n’aide ni pour la reconnaissance, ni pour la publicité, ni pour les revenus.

Profils d’auteur·ices cible

Un tout petit éditeur, avec des conditions d’édition étranges (de l’art libre, des formats qui rapportent moins à l’unité), qui est-ce que ça va intéresser ?
C’est une vraie question.

Ma réponse, c’est : le même genre de profil que celui intéressé par le logiciel libre, mais dans le monde de la littérature.

Concrètement, c’est un·e auteur·ice qui écrit pour le plaisir, en loisir, et donc n’a pas besoin de ce revenu pour vivre.

Je vais être très clair sur un point : je paie mes auteur·ices, et il n’a jamais été question de ne pas le faire. Simplement, je ne peux pas me permettre d’avance sur droits ni promettre des ventes faramineuses, cf. le point précédent.

Ainsi donc, après une première publication-test sur l’un de mes textes, j’ai convaincu une amie, Lisa, de se lancer dans l’aventure avec moi…

Créer les Éditions du Renard Spatial, de façon légale et complète

À ce stade – en réalité, avant la dernière ligne du paragraphe précédent, j’ai toute la vision cible, il n'y a plus qu’à passer à la réalisaton !

D’abord, une entreprise

La France propose le système de « microentreprises » ou « autoentrepreneurs », un système légal qui est censé permettre à tout le monde de se créer facilement une entreprise pour se créer un complément de revenu, et qui correspond bien à mon projet.

Le mot-clé est « facilement ». Eh ben, si ça, c'est facile, je veux même pas imaginer la prise de tête que ça doit être de créer une entreprise « normale », même unipersonnelle. Je passe les détails – déjà parce que ça fait six ans donc ça a pu changer –, mais au cas où, sachez tout de même que :

  1. Une autoentreprise peut avoir un nom commercial, mais le nom réel, celui enregistré au SIREN, est impérativement votre identité réelle. Il y a bien une option qui permet de masquer ces informations personnelles – la base SIREN étant publique –, mais tous les systèmes d’interconnection informatique dont vous allez avoir besoin partent du principe que cette information est disponible dans les données publiques. Donc, impossible d’activer la confidentialité tant que toute la paperasserie n’est pas terminée.
  2. En théorie, un compte bancaire séparé suffit, pas besoin d’avoir un compte bancaire professionnel ; donc on peut utiliser un compte personnel gratuit. En pratique, le site des impôts impose un IBAN professionnel… et toutes les banques ont bidouillé leurs règles commerciales pour limiter l’émission d’IBAN professionnels aux seuls comptes professionnels payants.
  3. Et, à partir de septembre 2026, il faut aussi un système de facture électronique.

OK, l’entreprise et ses dépendants (la banque, l’inscription au RCS via le Tribunal de Commerce, les impôts, l’URSSAF…), c’est fait.
Et ensuite ?

Éditer c’est vendre, et vendre c’est communiquer

Avant toute chose : déposer sa marque à l’INPI. C’est pas gratuit, mais ça évite les abus un peu trop faciles.

Il me faut donc des outils de communication. Ça passe par divers comptes sur les réseaux, pour communiquer avec les gens là où ils sont, même si ça ne m’enchante pas. Je décide de ratisser large : BlueSky, Instagram, Discord, LinkedIn, Facebook, et même à l’époque un compte Twitter qui a été abandonné. Je n’ai pas de compte Mastodon parce qu’il faut d’abord que je trouve une instance adaptée à ce genre de projet ; je prends les conseils.

Puis, un site web ; et là, j’ai un gros avantage : je peux le créer et l’héberger moi-même.
C’est un site 100 % statique créé avec Hugo, sobre (sans JS ni framework CSS) et disponible ici : https://renardspatial.com/. J’y ai tenté des trucs d’un point de vue design – et je ne suis pas du tout designer. Mais je cherchais quelque chose d’un peu original, qu’on a pas l’impression d’avoir déjà vu partout, et qui soit utilisable sur mobile (ça reste la majorité des utilisateurs). Là aussi, je prends les retours (seulement les constructifs). Les polices d’écriture sont celles utilisées pour les livres et, bien évidemment, sont libres.

Un livre doit avoir un ISBN

L’ISBN (pour « International Standard Book Number ») c’est un numéro d’identification unique pour chaque livre dans le monde depuis les années 1980.

C’est la partie facile : pour une modique somme, l’AFNIL en fournit très largement assez pour des années, il suffit juste d’un peu de patience. Les numéros sont fournis sous la forme d’une liste, à l’éditeur de les attribuer à chaque ouvrage ; la version numérique et la version papier ne comptant que pour un que s’ils sont strictement identiques.

Ouf ! J’ai enfin toute la structure et tout le nécessaire pour que l’entreprise fonctionne ; maintenant, je peux enfin commencer à éditer !

Créer de la littérature libre… avec des logiciels libres ?

Éditer le texte lui-même

Pour l’instant, c’est la partie facile : mon amie Lisa – seule autrice tierce pour l’instant – et moi utilisons LibreOffice, dont le système de commentaires fait l’affaire. D’autre part, on se voit souvent en vrai, ce qui simplifie beaucoup le travail.

L’outil de PAO

La PAO, c’est la Pagination Assistée par Ordinateur, ce qui permet à l’ouvrage – livre, magasine, etc. – d’avoir une mise en page correcte.

Un fait peu connu du grand public : un logiciel de traitement de texte est incapable de faire une mise en page correcte, et j’entends par là d’avoir une qualité professionnelle, notamment en ce qui concerne la typographie. Un LibreOffice Writer – ou même un Microsoft Word – ne gèrent pas les alignements sur grilles, ont des options de césure, de lignes veuves et orphelines très réduites, ne gèrent pas les ligatures de manière fine, n’ont pas d’option pour activer (et encore moins paramétrer) l’alignement visuel, et j’en passe. Or, j’ai envie d’avoir une mise en page correcte, même si certains gros éditeurs, eux, ont décidé de s’en passer.

Le logiciel libre le plus connu pour ce faire, c’est LaTeX. Il est excellent sur la typographie, et… atroce sur le reste. Pour moi ça n’est pas un choix acceptable, il ne correspond tout simplement pas à ma façon de travailler (et, si vous êtes aficionados de LaTeX, pas la peine de venir le défendre en commentaires, je le connais depuis plus de 20 ans).

Le choix suivant, c’est Scribus. Donc je l’installe, l’essaie, l’essaie encore, l’essaie toujours ; et après beaucoup trop longtemps, je n’arrive toujours pas à faire le quart de ce que je veux avec. (Il semblerait que le logiciel se soit beaucoup amélioré depuis, il faudra que je réessaie).

La solution que je trouve n’est hélas pas libre et à l’époque elle n’était même pas gratuite, bien qu’infiniment moins chère que les mastodontes du genre. C’est Affinity Publisher ; et en une après-midi, j’ai une maquette qui est à 90 % ce que je veux, couverture comprise, donc je décide d’être pragmatique et de partir sur ce logiciel.

Créer les fichiers pour l’impression

C’est facile : tous les imprimeurs prennent des fichiers PDF (et indiquent la version exacte qu’ils attendent), donc en suivant les instructions, il ne devrait pas y avoir de surprise. Et de fait, j’en ai pas eu.

Créer les livres électroniques

Mon diffuseur (je reviendrai sur son rôle dans la section suivante) me dit que je peux me contenter de fournir un EPUB et un PDF, et qu’il transforme lui-même le livre aux éventuels autres formats, dont l’infâme Kindle.

Le PDF, c’est facile, j’ai déjà. Mais l’EPUB ? Je découvre trois choses :

  1. Un livre électronique au format EPUB, c’est juste un fichier ZIP renommé avec le texte au format XHTML (oui !), un fichier de styles CSS (qui sera largement ignoré par le logiciel de lecture…) et une poignée de métadonnées, en général du XML (parfois renommé).
  2. Malgré ça, personne ne semble savoir générer un EPUB correct. La plupart des logiciels et convertisseurs que j’essaie me génèrent une soupe de balises sans aucun sens ; d’ailleurs la plupart de ceux que j’ai sur ma liseuse ont des problèmes plus ou moins graves à l’usage.
  3. Le format EPUB semble être plus une vague indication qu’une norme, et les différentes liseuses et logiciels de lecture ont tous des interprétations, disons créatives de comment ce format doit être rendu.

Donc, je finis par décider de le générer à la main ; et en fait, c’est facile : en une journée, j’ai un fichier tout à fait valide qui passe bien sur ma liseuse physique, et sur diverses liseuses logicielles sur PC et smartphone. Mon seul échec, c’est la page de faux-titre qui n’est pas stylisée correctement. Il y avait un seul piège : les fichiers ZIP définissent l’ordre dans lequel sont stockés les fichiers, et le format EPUB attend un ordre précis qui doit être respecté (mimetype, puis META-INF/*, puis OEBPS/*). Il semblerait que les versions récentes de LibreOffice produisent un résultat correct, il faut que je réessaie.

Et donc maintenant, j’ai des livres qui contiennent de la littérature libre, qu’il me faut vendre.

Vendre de la littérature libre

Parce que si je parle de littérature libre depuis le début, je n’ai jamais parlé de littérature gratuite, et pour cause : mon but est bien de vendre cette littérature, même libre, ne serait-ce que parce qu’il faut bien que je paie les intermédiaires. Justement, parlons-en.

La chaine du livre

Le processus de création d’un livre implique tout ce petit monde :

  1. L’auteur·ice, qui écrit le livre.
  2. L’éditeur – ici moi-même, au nom des Éditions du Renard Spatial – qui édite le livre, et qui peut faire appel à :
    1. Une correctrice, qui s’assure qu’il ne reste pas de fautes d’orthographe et de grammaire ; et croyez-moi la langue française aurait bien besoin d’une simplification. Une grosse.
    2. Une graphiste, pour la couverture, les éléments de communication, etc.
    3. Un maquettiste, pour la mise en page.
    4. … et j’en passe, surtout dans les grands groupes (notamment le directeur de collection).
  3. L’imprimeur, qui, ben, imprime le livre.
  4. Le distributeur, qui assure la logistique, c’est-à-dire de stocker les livres imprimés et les envoyer aux libraires.
  5. Le diffuseur, qui va assurer la promotion des livres auprès des libraires et s’assurer de leur présence.
  6. La libraire, qui va vendre le livre.

Sachant que dans la liste principale, seul l’imprimeur travaille à tarif fixe ; tous les autres se rémunèrent au pourcentage du prix de vente final… et donc vont sans doute refuser les partenariats vus comme non rentables. Comme, par exemple, travailler avec un petit éditeur qui vend des livres pas chers, libres, et qui ne fait même pas ça à plein temps.

Pour l’instant, coté édition, je fais tout moi-même. Si jamais un jour, j'ai les moyens (je compte sur vous !), j’investirai d’abord dans une correction professionnelle.

Vendre des livres électroniques

Trouver un distributeur de livres électroniques, c’était facile ; et très vite, j’ai eu une nouvelle à mon pseudo disponible sur à peu près toutes les plateformes.
On a donc travaillé un premier livre avec mon amie Lisa, on l’a réalisé, vendu partout où on peut acheter un livre électronique, et on a découvert la triste vérité :

Les livres électroniques, ça n’intéresse personne.

C’était le plus beau « Vu et s’en tape » de toute notre vie. En fait, sans version papier, c’est comme si le livre n’existait même pas.

Mais il y a un problème…

Vendre des livres papier

Vous vous rappelez quand, plus haut, j’écrivais que j’avais créé l’entreprise en 2020 ? Eh bien, le covid avait mis un grand bazar dans le monde de l’impression, et les prix du papier s’étaient envolés.

Ça s’est ensuite calmé. Quelques semaines. Après quoi, la Russie a déclaré la guerre à l’Ukraine, grande fournisseuse européenne de bois et de papier, donc re-crise, retour des prix absurdes, priorité absolue aux clients de longue date, etc. (j’ai même quelques mangas de cette époque qui sont visiblement imprimés sur du papier machine, le même qu’on utilise dans nos imprimantes !)

Quand c’est de nouveau revenu à une certaine normale, j’ai cherché imprimeurs, distributeurs et diffuseurs. L’imprimeur, c’est facile, tous les imprimeurs de France et de Navarre veulent bien faire des livres de poche. Facile, pour eux, on paie un tarif fixe par livre et ça leur va bien. Le distributeur et le diffuseur, c’est beaucoup plus compliqué. Ce que je veux faire, c’est pas assez cher, y’a pas assez de volume, j’ai pas assez de poids dans un marché déjà saturé.

Alors, je me suis dirigé vers l’impression à la demande, qui finalement a beaucoup d’avantages pour une structure comme la mienne ; et on en trouve qui cumulent prix correct, bonne réputation, et qui impriment dans l’Union Européenne. En particulier, on peut avoir de l’impression à la demande qui est référencée sur Dilicom et Electre, donc commendable en libraire, ce dont je n’étais pas sûr à l’origine.

Encore un peu de paperasse, puis davantage de paperasse (notamment pour faire corriger une erreur d’attribution d’éditeur), et un envoi au dépôt légal, et enfin – enfin ! – on est en juillet 2026 on a une version papier de notre premier livre !

« Ça ne peut pas être pire qu’ici »

« Ça ne peut pas être pire qu’ici » est une novella (à mi-chemin entre une nouvelle et un roman) de fantasy et d’apprentissage de Lisa Refur, publié sous licence CC-BY 4.0 dont voici la quatrième de couverture :

Cette ligne de chemin de fer apparue par magie agit comme un déclencheur dans l’esprit des adolescents désœuvrés. Et s’il existait un monde au-delà de cette ville de banlieue décrépie ? Qu’est-ce qui interdit aux quatre amis de quitter Villeneuve ? Rien, en fait. C’est le début de l’aventure pour Ajax, Dro, Biénale et Zef ; l’abandon d’une cité cité sans avenir, la quête d’une vie meilleure. Mais pour aller où ? Suivre la ligne ? D’où vient-elle, et où va-t-elle ? Est-ce mieux ailleurs ?

La seule solution qu’ont les jeunes gens pour le découvrir : prendre la route, se confronter à ses difficultés, ses joies et ses peines, dans l’espoir que la destination soit bonne.

Il est disponible pour 6,99 € au format papier (11 x 18 cm, 84 pages, demandez l’ISBN 9782492575037 à votre libraire préféré) ; et pour 2,99 € au format électronique, sans DRM quand la librairie le permet, cherchez l’ISBN 9782492575013.

Éditer de la littérature libre : premier point d’étape

Le premier enseignement que j’en tire, c’est celui-ci : tout le monde s’en cogne.

Le sujet n’intéresse personne, en bien comme en mal : je n’ai eu aucune remarque sur le sujet. Les textes, le site, les couvertures ont généré beaucoup plus de commentaires. D’un côté, c’est un peu triste ; d’un autre ça n’a pas déclenché de rejet, et c’était le point que je craignais le plus dans cette expérience. Je croise les doigts.

La conclusion que j’en tire pour l’instant, c’est la suivante : pour l’instant, publier de la littérature sous licence libre ne m’a rien apporté directement, et c’était attendu : l’intérêt du libre, c’est d’abord pour les personnes qui utilisent plus que pour celles qui produisent, surtout dans un domaine où la création collaborative est minoritaire.

Mais surtout, publier de la littérature libre ne m’a pas handicapé, donc je n’ai aucune raison d’arrêter de le faire, et par conséquent, je vais continuer !

Et maintenant ?

Les Éditions du Renard Spatial vont continuer à publier des littératures de l’imaginaire libres.

Le prochain livre ne devrait pas attendre trois ans de plus, puisqu’on a un projet de recueil de nouvelles en cours avec Lisa. Si tout va bien, il devrait sortir quelque part entre cet automne et cet hiver – j’ai arrêté de croire à une date précise tant que tout n’est pas terminé.

Mais surtout, les soumissions sont maintenant ouvertes ! Si vous êtes intéressé·es, pouvez vous proposer votre projet en suivant la procédure détaillée ici. Attention ! Il ne s’agit pas d’envoyer un texte complet avec à peine un bonjour (j’en ai déjà eu !).

J’avais imaginé terminer par une sorte de FAQ, mais cette dépêche est déjà extrêmemement longue, donc je vous propose de lire celle du site, et de me poser toute question restante en commentaires.

Merci de m’avoir lu !

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LinuxFr

Application mobile pour Nextcloud Calendar, l'outil manquant de l'écosystème


Internet
Publié le
mercredi 05 août 2026 18h51
Importé le
mercredi 05 août 2026 21h03

Ceux qui recherchent une alternative européenne et auto-hébergeable aux deux leaders mondiaux des suites bureautiques, Google Workspace et Microsoft 365, connaissent très certainement Nextcloud.

Sommaire

Qu’est-ce que Nextcloud ?

Nextcloud est un dérivé d'ownCloud, lancé en 2016 par l'Allemand Frank Karlitschek, lui-même créateur d'ownCloud. D'abord centré sur la gestion de documents, l'écosystème s'est peu à peu étendu pour intégrer tous les modules bureautiques : e-mail, visioconférence, messagerie instantanée, etc.

Dix ans plus tard, Nextcloud est l'un des leaders open source des suites bureautiques, collabore avec d'autres acteurs majeurs européens comme IONOS Cloud ou OpenProject, et s'engage à investir 250 millions d'euros d'ici 2030 dans la souveraineté numérique.

Un beau parcours qui a commencé, comme beaucoup, par un simple commit.

Nextcloud doit donc fournir des alternatives crédibles à des outils comme Google Drive, Microsoft Teams, Google Meet ou SharePoint. Pour cela, il lui faut un écosystème extrêmement complet, doublé d'une expérience d'usage très qualitative, afin de faciliter et d'accélérer l'adoption auprès des publics non techniques, qui constituent en réalité la majorité du public visé.

Pourquoi une application de calendrier ?

Contrairement à Google avec Google Agenda ou à Microsoft avec Outlook et Teams, Nextcloud ne propose pas d'application mobile dédiée à son calendrier.

Vous me direz d'abord : « C'est inutile, il suffit d'utiliser la web app. » Oui, mais non.

Imaginez un commercial en déplacement : il doit consulter son agenda, créer un rendez-vous avec un prospect et envoyer une invitation, parfois avec une connexion réseau très limitée. Dans cette situation, une application mobile, accessible en un clic et capable de fonctionner hors ligne, fait la différence.

Vous me direz ensuite : « C'est inutile, il suffit de connecter son calendrier à une application existante avec un lien CalDAV. » Encore une fois, oui, mais non.

Une application générique peut synchroniser les événements, mais elle ne sait pas créer un lien de visioconférence Nextcloud Talk, ni intégrer les fonctionnalités spécifiques de la plateforme (comme la récupération des contacts par exemple). C’est exactement ce qui fait la force des applications de Google et Microsoft : chaque brique est conçue pour fonctionner avec les autres.

Et c’est ce manque que nous avons voulu combler.

La création d’une première version en quelques semaines

Sur un coup de tête et un peu au hasard, nous avons réalisé un premier prototype.

La technologie multiplateforme React Native a été choisie dans cette optique : aller vite pour tester la faisabilité. Si l'application n'avait jamais été créée auparavant, c'était peut-être qu'il existait un verrou technique que nous n'avions pas identifié.

Nous avons créé une première version fonctionnelle et très basique en quelques jours en nous appuyant sur l'API de Nextcloud, puis nous avons amélioré l'expérience et ajouté quelques fonctionnalités (afficher ou masquer un agenda, créer un nouvel événement, ajouter des participants).

Après des tests rapides en cas réel sur Android et iOS, nous avons créé les fiches App Store et Play Store, puis publié. Trois jours plus tard, les applications étaient disponibles pour le grand public.

Un succès inattendu

L'application a été publiée sur les magasins d'applications (App Store et Play Store) en avril 2026.

Trois semaines plus tard, avec un article Reddit comme seul moyen de communication, l’application avait déjà atteint 3.500 téléchargements.

Une heureuse surprise, mais qui allait demander du travail !

L'application était avant tout destinée aux besoins internes de notre entreprise et n'avait pas été pensée pour une telle adoption.

Il a fallu transformer ce prototype réalisé rapidement en un produit capable de répondre aux besoins de milliers de personnes tout en respectant les standards de l'open source :

  • structurer une vision moyen-terme et créer une feuille de route publique
  • récolter et répondre aux retours des utilisateurs (GitHub, App Store, Play Store)
  • publier un APK à chaque version pour ceux qui n’ont pas accès au Play Store
  • renforcer les performances et l’expérience utilisateur sur tous supports (notamment sur la navigation dans le calendrier et la gestion des données)

Et maintenant ?

Avec environ 15.000 téléchargements à fin juillet 2026, l'application est utilisée au quotidien par des milliers d'utilisateurs et dispose déjà des fonctionnalités principales :

  • Visualisation des agendas personnels et partagés dans différentes vues (jour, semaine, mois, etc.)
  • Édition des événements avec ajout d’un lien de visioconférence, d’un lieu et de participants
  • Notifications configurables pour les rappels avant un événement
  • Traductions en 8 langues : français, anglais, allemand, espagnol, italien, portugais, néerlandais et russe
  • Support de plusieurs comptes connectés simultanément (par exemple, pour les ceux utilisant Nextcloud à titre pro et perso)
  • Widgets (iOS et Android) pour visualiser rapidement les événements à venir

Nous avons pu échanger récemment avec les équipes techniques de Nextcloud afin de confronter notre produit à leur expérience de l'écosystème, aux bonnes pratiques et aux attentes des utilisateurs.

Leurs retours nous ont permis de repenser notre feuille de route, qui sera mise à jour en conséquence dans les semaines à venir.

En attendant, pour celles et ceux qui disposent d'une instance Nextcloud et qui souhaitent télécharger l'application :

Et pour les plus motivés qui voudraient contribuer (ou simplement étudier le code source), voici le lien du dépôt GitHub :
https://github.com/SoluceTechnologies/nextcloud-calendar-mobile

N. D. M. : GPLv3

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Constant

La Journée de l'Html 2026 — Bruxelles


Bruxelles 🇧🇪
Publié le
mercredi 05 août 2026 10h43
Importé le
mercredi 05 août 2026 13h04

Michael Murtaugh (membre de Constant) et Alice Mahiant organisent une rencontre informelle pour écrire du code HTML et célébrer ce langage.
Vous trouverez plus d'informations sur cet après-midi ici : https://htmlday.constantvzw.org/
Voir également : https://2026.html.energy/ pour les événements dans d'autres villes.

- Et plus... / Rencontre
Tryton

Security Release for issue #14947


Wallonie 🇧🇪
Publié le
mercredi 05 août 2026 08h00
Importé le
mercredi 05 août 2026 13h04

Cédric Krier has discovered that Tryton does not prevent weasyprint to access local files when rendering HTML report to PDF.

Impact

CVSS v3.0 Base Score: 4.9

  • Attack Vector: Network
  • Attack Complexity: Low
  • Privileges Required: High
  • User Interaction: None
  • Scope: Unchanged
  • Confidentiality: High
  • Integrity: None
  • Availability: None

Workaround

There is no workaround.

Resolution

All affected users should upgrade trytond to the latest version.

Affected versions per series:

  • trytond:
    • 8.0: <= 8.0.7
    • 7.8: <= 7.8.13
    • 7.0: <= 7.0.54

Not affected versions per series:

  • trytond:
    • 8.0: >= 8.0.8
    • 7.8: >= 7.8.14
    • 7.0: >= 7.0.55

Some custom reports may fail after the upgrade because they are using local files. Such reports must be updated to use only files via public HTTP.

Reference

Concerns?

Any security concerns should be reported on the bug-tracker at https://bugs.tryton.org/ with the confidential checkbox checked.

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April

Bilan du groupe Transcriptions : 15 transcriptions publiées en juillet 2026


France 🇫🇷
Publié le
mardi 04 août 2026 13h07
Importé le
mardi 04 août 2026 21h03

Quinze transcriptions ont été publiées au mois de juillet 2026, ce qui correspond à 14 heures et 42 minutes d’enregistrements audio ou de vidéos.

La commission d’enquête sur les dépendances structurelles et les vulnérabilités systémiques dans le secteur du numérique et les risques pour l’indépendance de la France a été créée le 3 février 2026, à l’initiative du groupe Écologiste et Social exerçant son « droit de tirage ». Le président de cette commission était Monsieur le député Philippe Latombe, la rapporteure Madame la députée Cyrielle Chatelain. Le rapport a été déposé le 8 juillet 2026.

Que diriez-vous de lire voire relire la transcription de la conférence de presse organisée le 15 juillet 2026, intitulée Dévoilement de six mois d’enquête sur le numérique, au cours de laquelle madame Cyrielle Chatelain a présenté les conclusions marquantes du rapport ainsi que quelques propositions, puis a répondu aux questions des journalistes.

D'autre part, pendant cette période vouée au repos et probablement à la lecture, souvenez-vous que sur notre site Libre à lire ! un moteur de recherche est à votre disposition. N'hésitez pas à vous en servir.

La liste des transcriptions publiées au mois de juillet 2026 est disponible sur le site Libre à lire !.

Participer aux transcriptions

Rejoindre le groupe Transcriptions de l'April !

Suivre les publications

Pour vous tenir informé, consultez cette page.

April

Face aux dépendances et vulnérabilités dans le secteur numérique, une commission d'enquête fait du logiciel libre un pilier d'un modèle à défendre


France 🇫🇷
Publié le
mardi 04 août 2026 11h25
Importé le
mardi 04 août 2026 13h04

Le 15 juillet 2026, Cyrielle Chatelain, rapporteure pour la commission d'enquête « sur les dépendances structurelles et les vulnérabilités systémiques dans le secteur du numérique », a présenté son rapport, réalisé au nom de la commission. Un document qui pose un diagnostic assez complet des enjeux et fait du logiciel libre un des éléments centraux de la réponse politique à apporter. L'April, qui avait été auditionnée par la commission1, salue cet important travail.

Télécharger le rapport

Télécharger la synthèse

Le document, de 453 pages, dresse un diagnostic large des enjeux. Il est particulièrement intéressant en ce qu'il cherche à objectiver un certain nombre de constats en les chiffrant. Un des chiffres marquants du rapport est sans doute celui de 1 milliard d'euros de dépenses – sur 1,5 milliard actuellement au profit d'acteurs extra-européens – « substituables dès aujourd'hui » en faveur de solutions européennes, en particulier reposant sur des logiciels libres. On peut aussi saluer la cartographie des dépenses logicielles, réalisée par la rapporteure et la commission d'enquête, malgré des données à disposition éparses et pas toujours homogènes.

Face aux discours dominants sur le sujet, le rapport montre une évolution salutaire de la grille d'analyse, en ne réduisant pas les enjeux d'autonomie stratégique à une stricte question géographique – outre les problématiques importantes d' application extra-territoriale de certains droits. Son ambition ne se limite ainsi pas à regarder la nationalité des producteurs de technologies mais vise un changement de paradigme : « l’alternative ne reposera pas sur la reproduction du modèle américain, mais sur l’affirmation d’un nouveau modèle », « un modèle numérique ouvert et libérateur ».

Dans cette perspective, le logiciel libre est présenté comme ayant des « atouts décisifs » pour lutter contre les dépendances et vulnérabilités actuelles, notamment du fait de son ouverture, de son fonctionnement souvent communautaire ou encore de l'auditabilité de son code. Plusieurs propositions traduisent cette volonté de faire du logiciel libre un levier de ce changement nécessaire [ancre vers liste].

Sans rentrer dans une analyse détaillée du rapport – l'April proposera sans doute une lecture plus approfondie de ce travail –, on peut d'ores et déjà souligner certains aspects importants pris en compte :

  • rôle central accordé à l'éducation, présentée comme un axe prioritaire, notamment avec une proposition « zéro Microsoft dans les écoles » ;
  • une attention particulière aux enjeux de financement des logiciels libres et de soutien aux écosystèmes, avec notamment le levier de la commande publique ;
  • un regard spécifique porté sur l'interopérabilité et les standards ouverts ;
  • le sujet de l'internalisation des compétences présenté comme un axe de travail déterminant ;
  • la prise en compte de l'importance de soutenir le passage au logiciel libre dans le secteur privé.

Souhaitons que ce rapport enrichisse et élève les débats à venir sur le sujet, notamment dans le cadre du projet de loi « Résilience »2, attendu à la rentrée parlementaire, en septembre.

Plusieurs propositions (29 en tout) et recommandations (18 en tout) contribuent à inscrire le logiciel libre comme levier de l'autonomie stratégique :

  • proposition n° 1 :Soutenir politiquement et financièrement l’Edic Digital Commons, qui vise à coordonner l’action des pays européens dans le développement des communs numériques.
  • proposition n° 2 :Créer une fondation France Libre Open Source (Flos) qui assurera la pérennité des briques open source indispensables aux outils numériques développés par l’État et les collectivités pour renforcer la maîtrise de leurs systèmes d’information.
  • proposition n° 3 :Instaurer un fonds pour le libre, l’open source et la garantie de l’indépendance des communs (Logic), qui apportera des financements complémentaires au Sovereign Tech Fund européen en faveur des communs numériques.
  • proposition n° 5 :Objectif zéro Microsoft dans les écoles.
  • proposition n° 6 :Modifier l’article L. 312-9 du code de l’éducation, pour que la formation à l’utilisation responsable des outils et des ressources numériques comprenne l’enseignement des logiciels libres.
  • proposition n° 7 :Prévoir que le code source des logiciels développés par une entreprise entrera dans le domaine public en cas de cessation définitive d’activité.
  • proposition n° 9 :Réinternaliser les compétences, en faisant du ministère de la justice une priorité.
  • proposition n° 10 :Rendre obligatoire l’open source dans les marchés publics des administrations et des opérateurs de l’État, des entreprises publiques et des sociétés concessionnaires d’un service public d’ici le 1er janvier 2030.
  • proposition n° 11 :Intégrer une clause d’entiercement (escrow) lors de la contractualisation d’une structure publique avec un fournisseur afin de garantir la continuité de service.
  • proposition n° 13 :Comptabiliser toutes les dépenses d’open source des collectivités territoriales en dépenses d’investissement.
  • proposition n° 14 : Exiger des institutions publiques qu’elles communiquent sur des réseaux sociaux interopérables et décentralisés.
  • proposition n° 16 :Créer un dispositif Open source pour les PME.
  • proposition n° 20 : Intégrer une clause de souveraineté finale pour garantir la continuité de l’État.
  • proposition n° 28 :Créer un ministère du numérique de plein exercice, auquel serait rattachée une autorité interministérielle du numérique dotée de prérogatives renforcées.
  • proposition n° 29 :Créer une délégation parlementaire au numérique au sein de l’Assemblée nationale.
  • recommandation n° 11 :Flécher une partie des fonds France 2030 et du dispositif French 120 à destination des sociétés développant des solutions open source et respectant les standards d’interopérabilité.
  • recommandation n° 14 :Déployer la politique du ministère de l’éducation nationale en faveur des communs numériques.
  • recommandation n° 17 :Soutenir et valoriser la forge numérique développée par le ministère de l’éducation nationale.
  • recommandation n° 18 :Faire respecter la définition de l’open source dans son acception de l’OSAID 1.0, y compris par des moyens judiciaires
CERCLL

Windows 11 est-il abandonné au profit de Linux ? un chiffre viral fait du bruit.


Provence-Alpes-Côte d'Azur 🇫🇷
Publié le
mardi 04 août 2026 10h26
Importé le
mardi 04 août 2026 13h03
Linux vient-il réellement de franchir la barre historique des 10 % sur les ordinateurs de bureau en Amérique du Nord ? Le chiffre fait du bruit et il est largement partagé depuis ces derniers jours. La situtation alimente l’idée d’un rejet massif de Windows 11. Selon les données de StatCounter pour juillet 2026, Linux dépasse […]
CERCLL

KDE Plasma 6.8 sera nettement plus performant avec les GPU multiples.


Provence-Alpes-Côte d'Azur 🇫🇷
Publié le
mardi 04 août 2026 10h22
Importé le
mardi 04 août 2026 13h03
Plasma 6.8 va intégrer un changement majeur dans la manière dont le travail graphique est effectué sur les configurations contenant plusieurs GPU. Les gains devraient être substantiels, particulièrement sur les ordinateurs portables ayant des configurations « hybrides ». La prochaine mouture de l’environnement de bureau va embarquer un changement technique qui devrait faire les beaux jours de […]
Numericatous

Nextcloud : le Google Drive que vous contrôlez vraiment


Centre-Val de Loire 🇫🇷
Publié le
mardi 04 août 2026 10h10
Importé le
mardi 04 août 2026 13h04
Google Drive, c’est pratique. On y stocke tout, on y accède depuis n’importe quel appareil, on partage facilement. Mais vos fichiers sont sur les serveurs de Google. Pas les vôtres. Nextcloud, c’est exactement la même chose, en mieux. Sauf que cette fois, c’est vous qui décidez où sont hébergées vos données. Qu’est-ce que Nextcloud ? […]
LinuxFr

Revue de presse de l’April pour la semaine 31 de l’année 2026


Internet
Publié le
mardi 04 août 2026 08h37
Importé le
mardi 04 août 2026 13h04

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[ZDNET] Logiciels libres et collectivités au congrès de l'Adullact

✍ Thierry Noisette, le vendredi 31 juillet 2026.

Retour sur le congrès de Montpellier de l’association libriste des collectivités territoriales: la transition vers le Libre d’Échirolles, l’adoption de Linux dans le département du Rhône (et une chanson).

[01net.] Fini WhatsApp: la France choisit sa propre messagerie et veut convertir l'Europe

Le mardi 28 juillet 2026.

Alors que Tchap est devenue la messagerie sécurisée de référence de l’État, la France cherche désormais à étendre sa stratégie de souveraineté numérique à l’échelle européenne en promouvant le protocole Matrix auprès d’autres pays.

[InformatiqueNews.fr] Open Secure AI Alliance veut sécuriser l'IA ouverte

✍ Loïc Duval, le mardi 28 juillet 2026.

L’incident Hugging Face a fait trembler tout le monde. Il est l’heure de passer à l’action. Nvidia, Microsoft, IBM, Cisco, Hugging Face, la Linux Foundation et une trentaine d’autres acteurs lancent une coalition destinée à bâtir une pile de sécurité ouverte pour les modèles et agents d’IA. Derrière le discours sur la transparence, l’initiative cherche surtout à éviter que la cyberdéfense ne dépende de quelques plateformes propriétaires impossibles à inspecter ou à déployer localement.

[atlantico] Open source vs. sécurité: pourquoi Washington hésite et ce que cela change pour l'Europe

✍ Bernard Benhamou, le mardi 28 juillet 2026.

Trump voudrait réserver les modèles d’IA aux Etats-Unis, les principaux intéressés lui demandent de ne rien en faire. Derrière ce paradoxe se joue un enjeu essentiel autour de la domination mondiale de l’IA. Et pour l’instant, la Chine semble bien partie pour rafler la mise. Décryptage.

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ritimo

Les nouveaux « deals » de santé avec l'Afrique profitent aux Etats-Unis, pas aux pays africains


Île-de-France 🇫🇷
Publié le
mardi 04 août 2026 08h00
Importé le
mardi 04 août 2026 13h03

Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, les États-Unis ont mis fin à leur aide au programme de santé en Afrique, pour préférer des accords bilatéraux avec des pays africains, guidé par des objectifs de sécurité et d'influence.

- Articles et traductions / Afrique, Etats Unis, financement du développement, aide publique au développement (APD), impérialisme, accès à la santé, veille internationale, article, politique sociale, extractivisme
Anumby

Réalisation d’un réseau LORA frugal


Île-de-France 🇫🇷
Publié le
mardi 04 août 2026 04h00
Importé le
mardi 04 août 2026 05h04
Bâtir avec LORA un nouvel internet est possible comme nous l’avions vu. Comment réaliser pratiquement son propre module ? Nous avons regardé des montages frugaux en construisant soi-même son boitier […]
SOFA Framework

SOFA Week 2026: registration open!


Grand Est 🇫🇷
Publié le
lundi 03 août 2026 13h44
Importé le
lundi 03 août 2026 21h04
The SOFA Week is the annual opportunity to meet the international community, discover the latest technological and scientific results and start new collaborations. Dates: from the 23th to the 24th… read more →
April

Revue de presse de l’April pour la semaine 31 de l’année 2026


France 🇫🇷
Publié le
lundi 03 août 2026 11h46
Importé le
lundi 03 août 2026 13h03

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[ZDNET] Logiciels libres et collectivités au congrès de l'Adullact

✍ Thierry Noisette, le vendredi 31 juillet 2026.

Retour sur le congrès de Montpellier de l’association libriste des collectivités territoriales: la transition vers le Libre d’Échirolles, l’adoption de Linux dans le département du Rhône (et une chanson).

[01net.] Fini WhatsApp: la France choisit sa propre messagerie et veut convertir l'Europe

Le mardi 28 juillet 2026.

Alors que Tchap est devenue la messagerie sécurisée de référence de l’État, la France cherche désormais à étendre sa stratégie de souveraineté numérique à l’échelle européenne en promouvant le protocole Matrix auprès d’autres pays.

[InformatiqueNews.fr] Open Secure AI Alliance veut sécuriser l'IA ouverte

✍ Loïc Duval, le mardi 28 juillet 2026.

L’incident Hugging Face a fait trembler tout le monde. Il est l’heure de passer à l’action. Nvidia, Microsoft, IBM, Cisco, Hugging Face, la Linux Foundation et une trentaine d’autres acteurs lancent une coalition destinée à bâtir une pile de sécurité ouverte pour les modèles et agents d’IA. Derrière le discours sur la transparence, l’initiative cherche surtout à éviter que la cyberdéfense ne dépende de quelques plateformes propriétaires impossibles à inspecter ou à déployer localement.

[atlantico] Open source vs. sécurité: pourquoi Washington hésite et ce que cela change pour l'Europe

✍ Bernard Benhamou, le mardi 28 juillet 2026.

Trump voudrait réserver les modèles d’IA aux Etats-Unis, les principaux intéressés lui demandent de ne rien en faire. Derrière ce paradoxe se joue un enjeu essentiel autour de la domination mondiale de l’IA. Et pour l’instant, la Chine semble bien partie pour rafler la mise. Décryptage.

Tryton

Tryton News August 2026


Wallonie 🇧🇪
Publié le
lundi 03 août 2026 11h33
Importé le
lundi 03 août 2026 13h04

This month the community focused on the trytond core. The XML data import grows a new way to find existing records, the database schema shrinks oversized character columns automatically, and the test suite for function fields and button methods gets more coverage. On the user-facing side, the accounting menus are tidied up, and the DPD shipping carrier moves to the latest API. All of this builds on our last LTS release 8.0.

For an in depth overview of the Tryton issues please take a look at our issue tracker or see the issues and merge requests filtered by label.

Changes for the User

Accounting, Invoicing and Payments

When a user un-reconciles a line that was created by the receivable rule, Tryton now raises a warning, similar to the warning it already shows for payables. This avoids accidentally leaving too much money in the target account.

The accounting menus are simplified. The “open journal” entry now opens the journal and period form directly instead of going through a wizard. The “close” prefix is dropped from the processing menu-entries, the reconcile wizard becomes the first one, and the redundant “account” prefix is removed from the moves menu entry.

Stock, Production and Shipments

The DPD shipping carrier integration now uses Shipment Service 4.5, the latest version of the DPD API.

New Documentation

The documentation for creating account moves from a template now links the accounting menu-entry in the client, so the workflow is easier to find.

New Releases

We released bug fixes for the currently maintained long term support series 8.0, 7.8, and 7.0.

Changes for Implementers and Developers

When all rows of a char field fit in a smaller column, the database schema is now shrunk automatically. This keeps the database compact without any manual intervention.

The XML data import now supports a search attribute on the <record> tag. When the record with the given id does not exist, Tryton uses this domain to find an existing record before creating a new one. This makes it possible to import data using natural unique keys like the language code.

The test suite for button methods now runs each method as a subtest, so a failure in one method does not prevent the remaining button methods from being tested.

The test suite for column-based function fields is now added to the tests of fields methods.

Initial draft powered by Minimax-M3. Curated and finalized by human hands.

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CERCLL

Logiciels libres et collectivités au congrès de l’Adullact.


Provence-Alpes-Côte d'Azur 🇫🇷
Publié le
lundi 03 août 2026 09h26
Importé le
lundi 03 août 2026 13h03
Retour sur le congrès de Montpellier de l’association libriste des collectivités territoriales: la transition vers le Libre d’Échirolles, l’adoption de Linux dans le département du Rhône (et une chanson). L’Adullact (Association des développeurs et utilisateurs de logiciels libres pour les administrations et les collectivités territoriales, qui a fêté ses 20 ans en 2022) a tenu […]
Framasoft

Khrys’presso du lundi 3 août 2026


France 🇫🇷
Publié le
lundi 03 août 2026 07h42
Importé le
lundi 03 août 2026 13h03
Comme chaque lundi, un coup d’œil dans le rétroviseur pour découvrir les informations que vous avez peut-être ratées la semaine dernière. Tous les liens listés ci-dessous sont a priori accessibles librement. Si ce n’est pas le cas, pensez à activer … Lire la suite­­
LinuxFr

EmmaDE6 1.02 améliore encore l’accessibilité aux déficients visuels


Internet
Publié le
lundi 03 août 2026 01h31
Importé le
lundi 03 août 2026 05h03

Ce 27 juillet 2026, le collectif Emmabuntüs vient d’annoncer la sortie de sa nouvelle version Emmabuntüs Debian Édition 6 1.02, basée sur la Debian 13.6 Trixie et supportant les deux environnements de bureau XFCE et LXQt.

Rappelons que cette distribution est née au sein du Mouvement Emmaüs, pour faciliter le reconditionnement des ordinateurs donnés aux associations, notamment humanitaires, mais aussi pour favoriser la découverte de GNU/Linux par les débutants, tout en prolongeant la durée de vie du matériel informatique, ce qui réduit le gaspillage lié à la surconsommation de matière première.

La nouvelle évolution de cette distribution concerne essentiellement des améliorations en matière d’accessibilité avec notamment un retour à la version stable d'Orca 48.1.1 ainsi qu’une meilleure prise en charge de la synthèse vocale Piper, ce qui améliore notablement le confort d’écoute du système.
Cette distribution a été utilisée lors de la première séance de formation dispensée au Centre Polyvalent Saint-Augustin de Lomé, à l'intention des futurs référents représentant les 10 structures spécialisées pour les personnes déficientes visuelles du Togo.

Pour mémoire ces actions se font en collaboration étroite avec l’A.S.I. YOVOTOGO qui prévoit aussi l’installation d’une première salle informatique au Cameroun, marquant une nouvelle étape dans l’expansion géographique de ses actions dans cette région d’Afrique.

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LinuxFr

Agenda du Libre pour la semaine 32 de l'année 2026


Internet
Publié le
dimanche 02 août 2026 19h26
Importé le
dimanche 02 août 2026 21h03

Calendrier Web, regroupant des événements liés au Libre (logiciel, salon, atelier, install party, conférence), annoncés par leurs organisateurs. Voici un récapitulatif de la semaine à venir. Le détail de chacun de ces 17 événements (France: 11, Québec: 3, Internet: 2, Belgique: 1) est en seconde partie de dépêche.

Sommaire

[FR Chaumont] Permanence autour du numérique libre – Le lundi 3 août 2026 de 09h00 à 21h30.

REVOL, association engagée dans la promotion des logiciels libres, propose tous les mardis, de 9h à 12h puis de 14h à 16h30, une permanence informatique associative ouverte à toustes, pour se pencher sur les difficultés rencontrées par chacun·e dans son usage de l’outil numérique.

=> Vous avez une question sur le logiciel libre ?
=> Envie de découvrir des alternatives plus respectueuses de votre vie privée ?
=> Vous gérez une association avec Paheko ?
=> Curieuse·x de la modélisation ou de l’impression 3D ?
On prend le temps avec vous pour vous accompagner, simplement.

Les installations de Linux, les réparations matérielles et les remises en état d’ordinateurs sont proposées lors d’install-parties, lors des permanences du samedi matin ou sur rendez-vous, selon les disponibilités des bénévoles.

Et vous pouvez aussi… juste discuter (on a du café et des croissants).
Que ce soit pour poser une question, profitez de notre connexion internet, réfléchir à vos usages ou découvrir le libre tranquillement.

Pas besoin d’être expert·e: venez comme vous êtes.

Nous sommes à notre local, 22 rue de Verdun à Chaumont (52000), en Haute-Marne.

  1. Adresse Open Street Map du local de REVOL:
  2. https://osm.org/go/0BqcekeTO?m=&relation=904595

Un monde plus libre, loin des techno-fascistes, ça serait 🦉 quand même, non ?

REVOL est là pour y contribuer !

[FR Saint-Étienne] Permanence de l’association Alolise – Le lundi 3 août 2026 de 19h00 à 22h00.

Tous les lundis soir de 19h à 22h (hors jours fériés) à la Bricoleuse.

Rencontrer les bénévoles, poser des questions sur le libre ou l’informatique, les logiciels, l’hébergement, passer de Windows à Linux.

Pour passer votre ordinateur sous Linux, nous vous invitons à nous prévenir avant votre passage: contact@alolise.org.

[FR Sainte-Hélène] Cours gratuits d’Espéranto + Visio – Le lundi 3 août 2026 de 19h30 à 21h30.

Saluton,

Je vous propose des cours d’espéranto gratuits qui débuteront le lundi 8 juin à Sainte-Hélène dans le Médoc et qui sera également disponible en visioconférence.
Le cours est destiné aux apprenants francophones de France et d’ailleurs.

L’espéranto est plus qu’une langue neutre et très facile, mais aussi une langue fraternelle et libre qui permet de voyager dans de nombreux pays avec des facilités d’hébergement ou de fraterniser avec des personnes du monde entier.
Vous trouverez plus d’informations sur la page Wikipédia, le site Espéranto-Gironde ou en visualisant le documentaire "ESPÉRANTO: de la genèse à la conquête de l’Europe"

Les cours ont lieu le lundi soir de 19h30 à 21h30 sur environ 10 soirs pour réaliser les 10 leçons. Ces leçons complèteront les cours papier ou d’application telle que Duolingo.
Début: lundi  8 juin 2026.
Les cours sont GRATUITS pour tous.

Le cours est en présentiel à Sainte-Hélène (33480) au foyer des sociétés en collaboration avec l’association l’Écurieux, ainsi qu’en distanciel / visioconférence.
Ce cours est gratuit pour tous, en présentiel ou en distanciel.

Nous pourrons organiser à la suite du cours, des rencontres avec les espérantistes de Bordeaux, du pays basque… afin de pratiquer en situation réelle.

N’hésitez pas à nous contacter par téléphone au 0688350981 (appel, SMS, Signal) pour plus d’informations ou pour vous inscrire.

Vivu Esperanto kaj Ĝis la revido.

[FR Dijon] Atelier du mardi – Le mardi 4 août 2026 de 15h00 à 19h00.

Présentation de différents outils concernant les logiciels libres.

Assistance technique.

De préférence sur RDV directement sur le site de l’asso

[CA-QC Montréal] Rencontres Linux au Québec – Le mardi 4 août 2026 de 17h00 à 21h30.

Local de la rencontre: École de Technologie Supérieure [A|B]-????
Rencontre virtuelle: https://bbb3.services-conseils-linux.org/Linux-Meetup

17:00 à 19:00 – 5 à 7 virtuel et en présentiel

Rejoignez-nous pour un moment de détente et de convivialité lors de notre 5 à 7. Que vous préfériez nous retrouver au Resto-Pub 100 Génies de l’ÉTS ou en ligne sur BigBlueButton (BBB), l’essentiel est de partager un moment agréable. Si vous avez l’intention de venir en personne, veuillez nous en informer afin de pouvoir réserver suffisamment de place pour vous.

18:30 à 19:00 – Installation et tests de l’environnement hybride (tests de son et vidéo)

19:00 à 21:30 – Programmation de la rencontre

  1. Accueil et mot de bienvenue [Martial Bigras]
  2. Capsule éducative sur Linux [Martial Bigras]
    • Gestion des tâches en Linux
  3. Présentation de trucs et astuces sous Linux  [un volontaire]
  4. Présentation de [Prénom Nom]
  5. Une période d’échange de trucs et astuces sous Linux, où chacun est encouragé à partager ses connaissances.

Extras

Que vous soyez débutant ou expert, étudiant ou professionnel, cette réunion est ouverte à tous. Elle réunit une diversité de personnes, allant des gestionnaires aux programmeurs, des professeurs aux retraités, unissant ainsi des esprits passionnés par les logiciels libres, quel que soit votre domaine d’expertise.

Rejoignez-nous pour cette opportunité exceptionnelle de socialiser, d’apprendre, et de tisser des liens avec d’autres passionnés. Ensemble, nous pouvons approfondir notre compréhension des logiciels libres et contribuer à une communauté dynamique.

La participation est gratuite, et nous avons hâte de vous rencontrer, que ce soit en personne ou en ligne. Inscrivez-vous dès maintenant pour recevoir le lien de la réunion virtuelle, et pensez à nous informer si vous prévoyez de vous joindre à nous au Resto-Pub 100 Génies de l’ÉTS.

Au plaisir de partager cette soirée exceptionnelle avec vous!

Cordialement,

Martial

P.S.: Pour le transport en commun : Station de métro Bonaventure

[FR Le Mans] Permanence du mercredi – Le mercredi 5 août 2026 de 12h30 à 17h30.

Assistance technique et démonstration concernant les logiciels libres.

Il est préférable de réserver votre place à contact (at) linuxmaine (point) org 

Planning des réservations consultable ici.

[FR Gond-Pontouvre] Permanence du mercredi – Le mercredi 5 août 2026 de 14h00 à 18h00.

Nous sommes convaincus depuis le début qu’un ordinateur n’est pas un consommable jetable et qu’on a tous le droit de comprendre et de maîtriser nos outils numériques. C’est de là qu’est née l’asso, à Gond-Pontouvre: un repaire de passionnés du libre et du bidouillage, où l’on défend les logiciels libres, la souveraineté technologique et le bon vieux plaisir de mettre les mains dans le cambouis. Au fil du temps, on a élargi le terrain de jeu, mais l’esprit reste le même: on apprend, on partage, on transmet.

Le cœur historique, c’est le reconditionnement. On collecte des machines en fin de vie, on les teste sous toutes les coutures, et on leur offre une seconde jeunesse: passage en SSD pour réveiller les plus poussives, installation de Linux Mint pour un système libre, léger et accessible, et hop – un PC qu’on croyait bon pour la benne repart pour plusieurs années.

Vous avez un vieux portable qui rame ou une tour oubliée au grenier? Apportez-la, on regarde ensemble.

Côté fabrication numérique, le FabLab ouvre ses portes: venez concevoir et fabriquer vos projets sur nos machines – impression 3D (Creality K1 Max & K2 Plus), découpe et gravure laser (Falcon 2 Pro 60W), et de quoi toucher à
l’électronique embarquée. Les bénévoles sont là pour vous guider – l’idée n’est pas de faire à votre place, mais de vous apprendre à faire.

Entrée libre, esprit d’entraide et de partage des savoirs. Apportez vos questions, vos machines ou simplement votre curiosité.

[FR Bordeaux] Cours gratuits d’Espéranto – Le mercredi 5 août 2026 de 20h00 à 22h00.

Saluton,

Nous proposons une nouvelle session de cours d’Espéranto qui débuteront début juin au café Le Petit Grain, Place Dormoy à Bordeaux (c’est un café associatif avec des tarifs abordables dans le quartier de la gare Saint-Jean à côté de Barbey).

L’espéranto est plus qu’une langue neutre et facile, mais aussi une langue fraternelle et libre qui permet de voyager dans le monde entier avec des facilités d’hébergement ou de fraterniser avec des personnes dans d’autres pays.

Cette vidéo vous permettra d’en savoir plus: https://peertube.dc.pini.fr/w/akMZAKM9zJWG5mXLBtuQN4
Vous trouverez également plus d’informations sur: https://esperanto-gironde.fr/lesperanto/, il y a l’abonnement à la lettre d’informations mensuelle qui est proposée en fin de chaque page afin de rester informé des activités espérantistes du coin.

Les cours ont lieu le mercredi soir de 20h00 à 22h00, 10 soirs pour réaliser les 10 leçons. Ces leçons complètent le cours de l’application Duolingo.
Début: mercredi 3 juin 2026.

Les cours sont GRATUITS pour les membres du café associatif.
Cependant, vous devrez adhérer au café associatif Le Petit Grain qui nous prête chaleureusement ses locaux si vous n’êtes pas membre. L’adhésion annuelle pour toute l’année 2026 est à prix libre conseillé à 5€, minimum 2€ et permet aussi la participation aux autres ateliers et activités.

N’hésitez pas à nous contacter par téléphone au 0688350981 (appel, SMS, Signal) ou en répondant à ce message pour plus d’informations ou pour vous inscrire.
Vous pouvez aussi nous rencontrer chaque 3ᵉ mercredi du mois de 18h00 à 19h30 au café Le Petit Grain ainsi que lors du défilé du 1ᵉʳ mai autour de notre banderole.

Ĝis la revido.

[CA-QC Montréal] Mesh night – Le mercredi 5 août 2026 de 19h00 à 22h00.

Les soirées “mesh” sont un évenement récurrent se produisant tous les premiers Mercredi du mois. Nous parlerons et expérimenterons avec les technologies maillées telles que Meshtastic, Meshcore et Reticulum.

Les néophytes sont bienvenu·e·s, nous serons heureux de répondre à vos questions et vous présenter les différents routeurs et relais.

Mesh Nights are a recurring monthly event, hosted on the first Wednesday of each month. We will be talking about and experimenting with mesh networking technologies such as Meshtastic, MeshCore, and Reticulum.

Beginners are welcome to drop by, we are happy to answer your questions and demo our devices for you.

[BE Lessines] Permanence Les Co-Libristes – Le jeudi 6 août 2026 de 18h00 à 21h30.

Atelier sur les logiciels libres.

Installation et configuration.

Hygiène numérique.

[FR Angers] Rencontre mensuelle OpenStreetMap – Le jeudi 6 août 2026 de 18h00 à 19h00.

Déjà fan d’OpenStreetMap ou envie de découvrir cette cartographie libre, de contribuer à l’enrichissement de la cartographie locale angevine, de mettre à jour des données qui vous tiennent à cœur (pistes cyclables, environnement, facilitation des parcours PMR, bâti, etc.) ?

Les cartographes bénévoles angevins se rencontrent les premiers jeudis de chaque mois pour échanger des astuces, faire découvrir les outils disponibles (sur ordiphone ou PC) et organiser des actions collectives.

Vous n’y connaissez rien ? Pas grave, on vous apprendra autour d’une pression, d’un thé ou d’un jus de fruit !

[FR Montrouge] Rencontre contributeurs OpenStreetMap Sud de Paris – Le jeudi 6 août 2026 de 19h00 à 22h00.

La rencontre mensuelle des contributeurs habitants Montrouge et alentours aura lieu le jeudi 06 août 2026 au  Schmilblick à partir de 19h.

Ce bar solidaire est situé au 94 avenue Henri Ginoux (station Vélib juste en face, bus 68 et 128, métro 4 station « Mairie de Montrouge »).

Cette rencontre mensuelle nous permettra de discuter de nos projets de cartographie dans OpenStreetMap à Montrouge, au Sud de Paris et au-delà. Comme d’habitude, nous prenons un pot et dînons sur place pour ceux qui le souhaitent.

Comme toujours, les débutants et simples curieux sont les bienvenus.

Si vous avez des sujets à proposer, animer, ou que vous aimeriez approfondir, dites-le dans le sujet du forum https://forum.openstreetmap.fr/c/regions/ile-de-france/32

[CA-QC Montréal] Decoupled Days 2026 – Du jeudi 6 août 2026 à 08h00 au vendredi 7 août 2026 à 17h00.

Decoupled Days 2026 est une conférence de deux jours consacrée au développement Web moderne, aux technologies libres et ouvertes, aux architectures découplées et composables, à la gestion de contenu, au commerce électronique, à JavaScript et aux technologies émergentes.

La conférence rassemble des développeurs, architectes, professionnels du numérique, agences, entreprises et membres de communautés du logiciel libre afin de partager leurs connaissances et d’explorer la manière dont les technologies modernes transforment le Web.

La programmation comprend des présentations sur l’intelligence artificielle, les agents IA, le développement assisté par l’IA, la recherche propulsée par l’IA, l’accessibilité, l’Internet des objets (IoT), les architectures composables, les CMS headless, Drupal, Drupal Canvas, JavaScript, React, la modélisation de contenu, la gouvernance des entreprises, l’assurance qualité, ainsi que l’avenir des équipes et des communautés numériques.

La conférence aura lieu à Montréal les 6 et 7 août 2026. L’accueil et les inscriptions débuteront à 8 h le premier jour, et les conférences se dérouleront durant les deux journées.

Une fête officielle de Decoupled Days est également prévue le 6 août, dans un lieu qui sera annoncé ultérieurement.

Programme détaillé:

[Internet] Comité logiciels libres et standards ouverts pour la feuille de route de Données Souveraines Québec (DSQ) – Le vendredi 7 août 2026 de 08h00 à 08h00.

Description

Bonjour! Nous allons travailler sur la Feuille de route pour Données Souveraines Québec (DSQ) https://www.donneessouveraines.quebec/feuille-de-route Spécifiquement, nous allons travailler sur la section Logiciels libres et standards ouverts.   Ceci est une invitation pour les réunions récurrentes pour se coordonner et travailler sur le contenu lié à notre partie de la Feuille de Route. Nos réunions seront avec BigBlueButton, hébergé par EvoluData:   https://meet.evoludata.com/rooms/4ua-hnq-cgc-plm   Voici déjà une salle pour le clavardage avec Mattermost, hébergé par Framasoft: https://framateam.org/linuxmeetup-mtl/channels/dsq-feuille-de-route   SVP vous créer un compte et m’indiquer votre nom d’usager: https://framateam.org/signup_user_complete   Merci!

[Internet] Pause Café Linux : Votre rendez-vous hebdomadaire – Le vendredi 7 août 2026 de 11h45 à 13h00.

Pause Café Linux: Votre rendez-vous hebdomadaire

Est-ce que Linux vous passionne ? Vous voulez simplement jaser de logiciels libres dans une ambiance décontractée ? Rejoignez-nous pour la Pause Café Linux, un rendez-vous unique dans la francophonie Linuxienne ! C’est le moment idéal pour briser l’isolement, partager vos découvertes et rencontrer d’autres passionnés de l’écosystème Linux au Québec.

C’est quand ?

Tous les vendredis midis (12h00 HAE, Québec).

Apportez votre lunch, nous fournissons le café… virtuellement !

Au programme

  • Discussion libre: Pas d’ordre du jour rigide, on parle de ce qui vous anime.
  • Tour de table rapide: Afin de mieux se connaître.
  • Le Brise-Glace: Une question thématique différente pour lancer la conversation.
  • Entraide et partage: Un espace bienveillant pour tous les niveaux, du débutant à l’expert.

Comment participer ?

  • Échangez avec nous: Rejoignez notre canal de discussion sur Framateam pour vous présenter et rester informé. Rejoindre le canal Pause Café
  • Connectez-vous à la rencontre: Tous les vendredis midis, cliquez simplement sur le lien ci-dessous pour accéder à notre salon de visioconférence (BigBlueButton). Accéder au salon virtuel (BBB)

Venez avec votre lunch, votre café, et surtout votre curiosité !

La participation est gratuite, ouvert à tous!

Notre réunion accueille une diversité de profils: étudiants, professionnels, gestionnaires, programmeurs, professeurs, ou retraités. Que votre passion soit l’administration système, le développement, ou la simple utilisation quotidienne, votre expérience est précieuse. Ensemble, nous pouvons approfondir notre compréhension des logiciels libres et contribuer à une communauté dynamique.

Rejoignez-nous pour cette opportunité exceptionnelle de socialiser, d’apprendre, et de tisser des liens !

Nous avons hâte de vous y accueillir.

Le Comité organisateur des Rencontres Linux au Québec

[FR Amancy] Rencontre « Logiciels Libres » – Le samedi 8 août 2026 de 09h00 à 12h00.

PAUSE EN AOUT, DÉSOLÉ: RENDEZ-VOUS À PARTIR DE SEPTEMBRE,TOUJOURS LE DEUXIÈME SAMEDI DU MOIS !

Rencontre mensuelle autour des logiciels libres, en toute simplicité.

Ces matinées seront ce que nous en ferons ensemble, selon vos attentes:

  • Découverte des logiciels libres dont Linux et de leur intérêt. Utilisation sur place.
  • Installations, sur votre machine (pensez à sauvegarder vos données avant de venir avec) ou sur des PC fournis pour apprendre ensemble sans risque. Parfois, on vous propose un ordinateur auquel Linux a redonné une seconde vie, avec lequel vous pouvez repartir…
  • Prêt ou acquisition de PC sous Linux pour expérimenter tranquillement chez vous.
  • Préparation d’une clé USB pour tester Linux, l’installer ou alors pour utiliser des logiciels libres sans installation sous Windows.
  • Entraide, suivi de votre expérience avec les logiciels libres.
  • Nous pourrons aussi nous intéresser aux outils en ligne, aux smartphones, ou nous amuser à redonner vie à de vieux PC un peu obsolètes, à reconditionner des ordinateurs pour des associations ou personnes avec peu de ressources, etc.

Pour tout projet qui risque de prendre un peu de temps, il est préférable de nous contacter avant.

Les débutant·e·s sont les bienvenu·e·s! Les autres aussi, bien évidemment !

[FR Vandœuvre-lès-Nancy] Tester des systèmes Linux pour jeux vidéo sur PC – Le samedi 8 août 2026 de 10h00 à 12h00.

Une série de trois ateliers pratiques pour tester un ou plusieurs systèmes d’exploitations Linux spécialisés pour les jeux vidéo.

Ce sera l’occasion de choisir et se familiariser avec celui qui sera proposé lors de l’événement Installons Linux ! spécial jeux vidéo qui aura lieu début septembre à Vandœuvre.

Accès

Le bâtiment de la médiathèque est fermé au public, pour accéder à cet atelier rendez-vous derrière le bâtiment et appelez le 03 83 51 80 53.

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LinuxFr

L'art non contextuel


Internet
Publié le
dimanche 02 août 2026 19h23
Importé le
dimanche 02 août 2026 21h03

Traduit de l’allemand ; publié à l’origine sur gnulinux.ch.

Cet article présente le logiciel Context Free art, qui permet de « programmer » des images à l’aide de quelques commandes simples.

Le contenu du site Context Free Art est sous licence Creative Commons Attribution-Share Alike 2.5 et le logiciel sous GPLv2.

Sommaire

Installation et utilisation

Sous Ubuntu/Debian, on installe le programme avec sudo apt-get install contextfree. Pour les autres distributions, une notice d’installation est disponible sur le site du projet. On peut aussi utiliser Distrobox pour faire tourner Debian/Ubuntu dans un conteneur sous une autre distribution Linux.

Sous Windows, il existe une interface graphique. Sous Linux, en revanche, on exécute le programme dans le terminal avec cfdg fichier_entree.txt fichier_sortie.png.

Ma configuration sous Kubuntu ressemble à ceci :

  • En haut à gauche, un terminal dans lequel j’exécute cfdg fichier_entree.txt fichier_sortie.png pour générer l’image.
  • En bas à gauche, un éditeur avec le fichier texte à partir duquel l’image est générée.
  • À droite, j’ouvre l’image produite. J’utilise Okular pour cela, car il recharge automatiquement une image mise à jour.

Avec un peu de « magie Linux », on peut sûrement faire en sorte que cfdg soit relancé automatiquement à chaque enregistrement du fichier, et ainsi se passer du terminal. Cela dit, la génération d’une image à partir du code peut être relativement longue ; il est donc parfois préférable de pouvoir initier et arrêter la génération manuellement.

Syntaxe

Une documentation détaillée du langage se trouve dans le wiki du projet. Nous avons déjà rencontré quelques éléments de syntaxe dans l’image ci-dessus :

startshape FORME // commence par la forme nommée « FORME » shape FORME { // Quand tu dessines la forme FORME CIRCLE [] // alors dessine un cercle CIRCLE [x 1 brightness 0.5] // Dessine un cercle décalé horizontalement // de 1 et de luminosité 0.5 }

Structure d’un fichier Context Free

  • Le fichier devrait toujours commencer par le choix d’une forme de départ : startshape NOM_FORME_DEPART. Cette forme doit ensuite être décrite.
  • La description d’une forme utilise la syntaxe shape NOM { … }, où les accolades contiennent une consigne de dessin.
  • Une consigne de dessin est une suite de formes (dans l’exemple ci-dessus, deux cercles CIRCLE), modifiées par les instructions placées entre crochets […].
  • Une modification se compose typiquement d’une commande (x ou brightness) suivie d’une ou de plusieurs valeurs numériques.

Formes de base et modifications

Les formes de base disponibles sont CIRCLE, SQUARE et TRIANGLE. Dans cet article, nous utiliserons quelques-unes des modifications suivantes (les points d’interrogation représentent des nombres à insérer) :

  • x ? pour un décalage horizontal vers la droite de ?. Une valeur négative décale vers la gauche. De façon analogue, y ? pour les décalages verticaux.
  • size ? pour mettre à l’échelle d’un facteur ?. Par exemple size 0.5 pour réduire de moitié la taille d’une forme.
  • rotate ? pour tourner une forme de ? degrés.
  • Pour les couleurs, le programme utilise l'espace colorimétrique TSV (teinte, saturation, valeur), aussi appelé HSB ou HSV en anglais. On contrôle ainsi la couleur avec hue ? (rotation à travers les couleurs du cercle chromatique), sat ? (saturation de la couleur) et brightness ? (luminosité).

Récursion

L’un des grands atouts de Context Free est qu’une forme peut dessiner une copie (éventuellement modifiée) d’elle-même. En informatique, ce procédé s’appelle la récursion. Voici un petit exemple :

startshape MAFORME shape MAFORME { SQUARE [brightness 1 sat 1] // Dessine un carré (pleinement saturé et lumineux) MAFORME [x 1.1 rotate 20 size 0.99 hue 10] // Dessine une copie de toi-même (décalée, // tournée, réduite et de teinte modifiée) }

Lorsqu’on utilise la récursion, il faut faire un peu attention : en principe, le programme pourrait tourner indéfiniment et dessiner toujours plus de copies de la forme. Pour éviter cela, nous avons intégré ci-dessus une réduction de taille : lorsque les formes deviennent trop petites, Context Free interrompt le travail et cesse de les dessiner.

Hasard

Un autre atout de Context Free est qu’il permet d’effectuer des variations aléatoires sur les figures générées. Dans l’exemple suivant, le hasard est introduit de deux manières :

startshape FORET shape FORET { ARBRE [] ARBRE [x 50] ARBRE [x 100] } shape ARBRE // À chaque dessin d’ARBRE, l’une des deux // règles (« rules ») est choisie au hasard (de façon pondérée). rule 0.97 { CIRCLE [] ARBRE [y 0.5 size 0.99 rotate (rand(-4,4))] // Ici ARBRE est tourné d’une valeur aléatoire comprise entre -4 et 4 } rule 0.03 { ARBRE [rotate 20] ARBRE [rotate -20] }

Les nombres après rule sont des poids : dans 97 % des cas, l’arbre continue de pousser tout droit (première règle), et dans 3 % des cas seulement, il se divise en deux branches (seconde règle).

Et bien plus encore

Context Free possède de nombreuses autres fonctionnalités. Outre la documentation dans le wiki du projet, il existe aussi une galerie contenant de nombreuses images à la fois esthétiques et intrigantes.

Aspects mathématiques

Grammaires non contextuelles

Le programme s’appelle Context Free (« sans contexte ») parce que la syntaxe avec laquelle les images sont créées est une grammaire non contextuelle au sens des langages formels. Intuitivement, cela signifie que les consignes de dessin figurant dans le programme ne dépendent jamais de ce qui a déjà été dessiné autour. Par exemple, il n’y a aucun moyen de formuler quelque chose comme : « dessine un cercle s’il n’y a pas de cercle à proximité ».

Fractales

Grâce à la possibilité de faire de la récursion, Context Free est un excellent outil pour dessiner des fractales. Une fractale est une image dont les fragments ressemblent approximativement à l’image entière. En gros, si l’on n’observe qu’un petit morceau des arbres ci-dessus, il est difficile de savoir avec certitude si l’on se trouve sur le tronc de l’arbre, sur une branche ou sur une ramification. Dans la vie quotidienne, nous rencontrons régulièrement des fractales, par exemple au marché au rayon des légumes avec le chou romanesco. La galerie de Context Free contient de nombreuses fractales ; celle-ci m’a particulièrement plu (et elle a été créée avec le même code que la première image de cet article).

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Cushion: soft-robotics simulation in Grasshopper


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dimanche 02 août 2026 13h24
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IA, la grande escroquerie


France 🇫🇷
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dimanche 02 août 2026 10h00
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dimanche 02 août 2026 13h03
Emily Bender et Alex Hanna publient The AI con, « L’escroquerie de l’IA ». Une synthèse très documentée qui nous invite à lutter contre le monde que nous proposent les géants de l’IA. Lecture.
CLX

Lille : Numérique libre à la Braderie de Lille, Du samedi 5 septembre 2026 à 10h00 au dimanche 6 septembre 2026 à 17h00.


Hauts-de-France 🇫🇷
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samedi 01 août 2026 21h42
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dimanche 02 août 2026 05h03

Le collectif Chtinux œuvrant pour les libertés numériques dans la métropole lilloise tiendra un stand d'informations à côté du Café Citoyen durant la grande braderie, qui aura lieu le week-end du 05 et 06 septembre, sur la Place du Vieux Marché aux Chevaux. Parmi les associations présentes à notre stand : ClissXXI : coopérative d'informatique libre, social et solidaire CLX : groupe d'utilisateurs et utilisatrices de logiciels libres Mycélium : association travaillant à la mise en place d'un (…)

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