L'Agenda du Libre

Logiciels, Arts, Données, Matériels, Contenus, Communs, Internet...

À proximité

Actualités des organisations

LinuxFr

Appel à présentations conférence OW2con’26


Internet
Publié le
samedi 17 janvier 2026 16h19
Importé le
samedi 17 janvier 2026 21h03

Toute l’équipe d’OW2 vous souhaite une très bonne année 2026 !

OW2con est la conférence open source européenne organisée par la communauté OW2. Rencontre internationale de contributeurs, éditeurs, ESN, académiques, et organisations à but non lucratif, OW2con rassemble l’ensemble de la communauté open source, autour de deux journées de présentations allant des sujets tech aux enjeux business et éthiques de l’open source. Elle offre également une occasion unique de nouer des contacts avec ses pairs au travers de moments conviviaux de networking. OW2con est ouvert à tous, l’évènement est gratuit et les conférences ont lieu en anglais.

Pour démarrer cette nouvelle année, nous lançons l’appel à présentations de la prochaine conférence annuelle OW2con’26.

Merci de bien noter les nouvelles dates (la date annoncée précédemment ayant dû être modifiée).

OW2con’26
2 et 3 juin 2026
à Orange Gardens
Paris-Châtillon

Appel à présentations

Cette année, nous mettons l’accent sur les logiciels open source et les modèles ouverts pour renforcer la souveraineté européenne. Pour gagner en indépendance technologique, les citoyens et organisations de l’Union Européenne ont besoin d’une stratégie numérique durable et responsable autour d’infrastructures sûres et résilientes, opérées et maîtrisées en Europe.

Merci de soumettre vos propositions, en anglais avant le 14 février 2026 sur ce thème ou sur l’un des sujets suggérés dans le formulaire de l’appel à présentations.

Télécharger ce contenu au format EPUB

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

GUTenberg

RGPD


France
Publié le
samedi 17 janvier 2026 15h13
Importé le
samedi 17 janvier 2026 21h04

Le règlement général sur la protection des données (RGPD) est entré en vigueur en mai 2018. L'association GUTenberg s'est mise progressivement en conformité avec ses principes. Voici quelques explications sur l'usage que nous avons de vos données à caractère personnel. Le but est que : vous connaissiez la raison de la collecte des différentes données vous concernant ; vous compreniez le traitement qui sera fait de vos données ; vous puissiez maîtriser de vos données, en exerçant si besoin (…)

- RGPD
CERCLL

La distribution Tails 7.4 permet maintenant de garder les réglages de langues.


Provence-Alpes-Côte d'Azur
Publié le
samedi 17 janvier 2026 09h10
Importé le
samedi 17 janvier 2026 13h03
La distribution Linux Tails, spécialisée dans la sécurité, a été mise à jour jeudi. Arrivant un mois après la7.3.1, cette nouvelle version contient des évolutions de paquets telles que le passage de Tor Browser à la version 15.0.4, Thunderbird en version 140.6.0 ou le noyau Linux dans sa version 6.12.63. Une des nouveautés les plus […]
CERCLL

Comment s’émanciper des GAFAM ?


Provence-Alpes-Côte d'Azur
Publié le
samedi 17 janvier 2026 06h13
Importé le
samedi 17 janvier 2026 13h03
Leurs mil­liards de pro­fits financent un lob­bying contre toute régle­men­ta­tion. S’en libé­rer, c’est reprendre le contrôle sur nos outils et nos don­nées. Magali Garnero alias Bookynette Présidente de l’April et membre de Framasoft Les mul­ti­na­tio­nales comme Google, Ama­zon, Meta, Apple et Micro­soft dominent par leur pou­voir éco­no­mique, poli­tique et tech­no­lo­gique. Leurs mil­liards de pro­fits financent […]
Linux Quimper

16 ans de solidarité numérique au Centre des Abeilles de Quimper


Bretagne
Publié le
vendredi 16 janvier 2026 17h52
Importé le
vendredi 16 janvier 2026 21h03
Voici les statistiques des distributions d’ordinateurs sous Linux au Centre des Abeilles de Quimper pour l’année 2025 nombre de personnes nombre d’ordinateurs hommes 230 248 femmes 269 303 associations 59 449 TOTAUX 558 1000...
FCCL

Vandœuvre-lès-Nancy: Atelier libre - Envoyer des SMS depuis un ordinateur, Le samedi 28 février 2026 de 10h00 à 12h00.


Grand Est
Publié le
vendredi 16 janvier 2026 17h25
Importé le
vendredi 16 janvier 2026 21h03

Concept de l'Atelier libre

Les usagers de la FCCL sont invités à partager leurs savoirs pour trouver ensemble, une solution à une problématique posée. Toute idée peut être proposée à l'occasion d'un atelier à condition bien sûr qu’elle soit cohérente avec la philosophie de la culture du libre.

Thème du jour

Dans le cadre d'organisations d'animations et autres activités, il est courant que des usagers « oublient » de venir. C'est ainsi qu'apparaît le besoin de pouvoir rappeler ceux-ci via des SMS. Pour y parvenir, il faut alors utiliser un outil permettant de gérer ces envois automatiquement, le logiciel libre KDE Connect répond peut-être aux besoins.

L'atelier consistera à découvrir ensemble l'outil, le tester. Il y a déjà eu un atelier sur ce thème, d'autres suivront potentiellement.

Entrée libre, inscription conseillée..

FCCL

Vandœuvre-lès-Nancy: Usage de l’IA « responsable et utile » sur un smartphone, Le samedi 7 février 2026 de 10h00 à 12h00.


Grand Est
Publié le
vendredi 16 janvier 2026 14h52
Importé le
vendredi 16 janvier 2026 21h03

Contexte

Depuis 2023, « l’intelligence artificielle » envahit l’écosystème numérique. Elle s’implante sur l’ensemble des supports (systèmes d’exploitation, suites bureautiques…), débarque dans certains outils en ligne (services d’infographie…), et remplace progressivement les barres de recherche par les fameux chatbots, censés accompagner les utilisateurs.

Se développe également la génération automatisée de textes (appelée « assistance à la rédaction »), de médias (vidéos, audios, photos…) ainsi que l’expansion à grande échelle des centres de données surdimensionnés. Les équipements informatiques, toujours plus performants, deviennent énergivores et consomment des ressources croissantes. Parallèlement, les transits de données s’intensifient, sans que l’on sache vraiment où ils aboutissent ni ce qu’il en est fait. Par ailleurs, des licenciements directement liés à ces technologies apparaissent, alors que la société n’a pas anticipé ce phénomène (pourtant, le sujet de la robotisation n’est pas nouveau).

Ainsi, des impacts sociétaux, écologiques et sociaux néfastes émergent, et ils ne font que commencer.

Toutefois, « le mal étant fait », il peut être intéressant de s’interroger sur l’usage de ces nouvelles technologies, avec parcimonie, en exploitant ce qui peut être considéré comme véritablement utile, peu énergivore et respectueux de la vie privée.

But de l'atelier

C’est dans cette optique que cet atelier expérimental vous permettra de découvrir deux usages possibles de votre smartphone de type Android. Ces applications cherchent à offrir des services issus de l’IA, tout en positionnant le curseur – relatif à l’état des lieux décrit précédemment – au juste milieu.

Entrée libre, inscription conseillée.

LinuxFr

Sortie de OpenProject 17.0


Internet
Publié le
vendredi 16 janvier 2026 10h48
Importé le
vendredi 16 janvier 2026 13h03

OpenProject est un outil de collaboration et de gestion de projet polyvalent. Il est axé sur la souveraineté et la confidentialité des données. La version 17.0 apporte notamment l'édition collaborative de documents en temps réel.

Sommaire

Côté produit

OpenProject est une plateforme depuis laquelle les parties tenantes d'un projet peuvent se coordonner et collaborer. Les projets sont découpés en tâches appelées lots de travaux et organisées hiérarchiquement ou en séquence, puis planifiées. Le suivi se fait par la mise à jour du statut et des propriétés de chaque lot de travaux, de sa création jusqu'à sa réalisation.

De nombreux modules destinés à la collaboration et au suivi sont disponibles :

  • diagramme de Gantt : visualiser et organiser les lots de travaux chronologiquement ;
  • tableaux : créer des tableaux Kanban ou Scrum pour gérer et visualiser les lots de travaux ;
  • gestion des réunions : planifier des réunions et leur contenu et enregistrer les résultats ;
  • temps et de coûts : faire le suivi du temps passé sur chaque lot de travaux et des coûts associés ;
  • wiki et documents : gérer sa base de connaissance ;
  • etc…

Il peut aussi s'interfacer avec d'autres logiciels :

  • GitLab et GitHub pour lier Merge Requests et Pull Requests aux lots de travaux associées ;
  • Nextcloud pour stocker et éditer les documents liés au projet ;
  • authentification unifiée (OAuth, OpenID, LDAP, SAML, SCIM).

Côté technique

OpenProject est développé en Ruby et JavaScript en utilisant Ruby on Rails. Il est sous licence GPLv3. Il est basé sur un fork de Redmine.

Les sorties se font en général au rythme d'une par mois.

Deux options sont possibles pour utiliser OpenProject :

  • l'héberger sur site, grâce à une installation via paquets DEB/RPM, images Docker ou Helm Charts ;
  • utiliser le service Cloud fourni par OpenProject, le produit est alors hébergé en Europe chez Scaleway (Paris) ou Amazon (Francfort).

Le prix et les fonctionnalités sont les mêmes, et il est possible de passer d'un type d'hébergement à l'autre facilement.

Modèle économique

OpenProject propose plusieurs éditions :

  • L'édition community est gratuite et le support se fait via des remontées de bugs ou des demandes de fonctionnalité directement sur notre instance OpenProject. L'hébergement est alors sur site.
  • Les éditions Enterprise (Basic, Professional, Premium et Corporate) sont payantes via un abonnement récurrent et offrent un support plus étendu et des fonctionnalités supplémentaires. L'hébergement est au choix sur site ou sur nos serveurs.

Il est possible de tester la version Enterprise Premium pendant 14 jours.

Apports de la version 17.0

La version 17.0.0 a été publiée mercredi 14 janvier 2026.

Collaboration en temps réel

Le module Documents a été repensé pour inclure de la collaboration en temps réel. Les équipes peuvent maintenant éditer des documents en même temps et voir les changements de chacun au fur et à mesure, directement dans OpenProject.

Cela facilite l'écriture à plusieurs de concepts, de spécifications, de contrats ou de documents de planification tout en restant étroitement connectés au projet. Les documents peuvent référencer et lier des lots de travaux existants.

Ce nouveau module Documents se base sur BlockNote, un éditeur de texte open source moderne aussi utilisé dans d'autres initiatives comme openDesk et LaSuite.

Améliorations du module Réunions

Ces fonctionnalités ont été ajoutées :

  • mode brouillon pour préparer collaborativement l'ordre du jour avant de le communiquer aux participants ;
  • mode présentation pour dérouler la réunion point par point ;
  • possibilité d'ajouter plusieurs résultat à un même point, pour clarifier les décisions prises et les prochaines étapes ;
  • abonnements iCal pour voir les réunions dans les calendriers personnels.

Page d'accueil du projet repensée et sélection de modèle améliorée

L'interface de la page d'accueil d'un projet est désormais divisée en deux parties : « Vue d'ensemble ( Overview ) » et « Tableau de bord ( Dashboard ) ». Les équipes peuvent ainsi appréhender rapidement les informations générales sur le projet ainsi que les détails opérationnels.

La création de projet bénéficie d'une sélection de modèle améliorée rendant la création de nouveaux projets plus facile, notamment pour les utilisateurs sans connaissances techniques approfondies. Ces modifications préparent le terrain pour un futur assistant de création de projet en plusieurs étapes.

Gestion des projets aux niveaux programmes et portefeuilles

Les projets peuvent être regroupés en programmes, tandis que les portefeuilles offrent une vue d'ensemble de toutes les initiatives en cours. Ceci est particulièrement précieux pour les bureaux de gestion de projet (PMO), les organisations du secteur public et les équipes travaillant avec des méthodologies telles que PM² ou PMflex.

Développements futurs

Pour 2026, les développements vont s'orienter vers l'amélioration de l'existant bien sûr, mais aussi :

  • faciliter la migration depuis Jira avec le développement d'un outil de migration et de nouvelles fonctionnalités comme l'ajout de Sprints, le dépoussiérage du module « Backlogs », ou l'implémentation d'identifiants courts pour les lots de travaux ;
  • intégrer XWiki pour pouvoir remplacer le duo Jira et Confluence par de l'open source avec OpenProject et XWiki ;
  • mieux gérer des programmes et portefeuilles de projets : apporter une vue d'ensemble de plusieurs projets, pouvoir définir des critères sur chaque projet, par exemple l'urgence et l'importance, et obtenir ainsi une matrice de priorisation, avoir un processus d'approbation lors de la création de nouveaux projets, etc…
  • édition collaborative de contenu : généraliser l'édition collaborative apparue dans le module « Documents » ;
  • de l'IA : assistance à l'écriture, recherche sémantique, serveur MCP, etc…

N'hésitez pas à tester OpenProject en l'essayant en ligne pendant 14 jours ou en l'installant vous même. Si vous avez des retours ou des demandes de fonctionnalités, vous pouvez vous inscrire sur notre instance community.openproject.org et contribuer à améliorer OpenProject.

Télécharger ce contenu au format EPUB

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

AukFood

Mise en place de services HPB pour Nextcloud Talk


Pays de la Loire
Publié le
jeudi 15 janvier 2026 22h19
Importé le
vendredi 16 janvier 2026 05h04

L'objectif ici est de présenter la mise en place d'une infrastructure HPB pour mettre en place les services de visioconférence avancés dans Nextcloud.  Le HPB Le High Performance Backend (HPB) nécessite un service de signalisation et se compose de trois éléments fonctionnant en synergie : un service STUN (Session Traversal Utilities for NAT) pour découvrir […]

L’article Mise en place de services HPB pour Nextcloud Talk est apparu en premier sur Aukfood.

Numericatous

Gérer son entreprise avec des logiciels libres


Centre-Val de Loire
Publié le
jeudi 15 janvier 2026 10h10
Importé le
jeudi 15 janvier 2026 13h03
Vous utiliser le numérique pour gérer votre entreprise, quelque soit sa taille ? Mais ces outils que vous utilisez au quotidien, en avez-vous le contrôle ? A qui appartiennent-ils ? Et vos données ? Il est aujourd’hui primordial de reprendre le contrôle. Sur ses systèmes, sur ses données. Et la seule manière de le faire […]
CERCLL

Linux Mint 22.3 (avec Cinnamon 6.6) disponible en version finale.


Provence-Alpes-Côte d'Azur
Publié le
jeudi 15 janvier 2026 06h16
Importé le
jeudi 15 janvier 2026 13h03
Linux Mint 22.3 Zena est désormais disponible au téléchargement en version finale, avec une logique de support long terme (LTS) puisque la distribution, basée sur le noyau Linux 6.14, s’appuie sur les éléments de base de la dernière LTS d’Ubuntu. Zena fera ainsi l’objet de mises à jour de sécurité jusqu’en 2029. Outre les multiples […]
Borsalinux

Organisation de l'AGO 2026 de Borsalinux-fr


France
Publié le
mercredi 14 janvier 2026 21h22
Importé le
jeudi 15 janvier 2026 05h04

Chers membres de Borsalinux-fr,

Ce message sert à rappeler que comme à chaque début d’année civile, Borsalinux-fr se réunira avant mars 2026 afin de procéder à l’AGO annuelle de l’association.

Cette AGO peut se tenir à priori en mode hybride présentiel et distanciel. Physiquement cela aurait lieu comme d’habitude à Paris, pour ceux qui le souhaite car cela permet notamment de partager un moment ensemble. Merci de nous dire ce qui vous convient en cas de participation qu’on se prépare au mieux.

Pour la date, par défaut ce sont les week-end à 14h00 qui sont proposés car c’est plus simple. Mais si jamais vous préférez par exemple le matin le week-end, merci de me contacter afin de considérer cette possibilité. En tenant compte évidemment que l’AGO durera probablement 1 à 2 heures.

Par conséquent, je vous invite à compléter ce sondage pour choisir la date la plus pertinente pour tout le monde : https://beta.framadate.org/polls/9bda0e8d62b6b49564b4

Le choix sera libre jusqu’au 24 janvier 2026, histoire de pouvoir envoyer les convocations rapidement si nécessaire.

Le Conseil d’Administration ayant été élu en 2025 pour deux ans, il ne sera pas nécessaire de le renouveler cette fois-ci.

Autres petits rappels, seuls les membres à jour de cotisation le jour de l’AGO pourront prendre part aux décisions de cette assemblée (que ce soit directement ou via une procuration). N’oubliez pas de renouveler votre cotisation si ce n’est pas déjà fait.

Une fois la date définie, nous vous enverrons la convocation avec les bilans annuels de l’année 2025. Nous vous remercions pour votre attention, et nous espérons comme toujours votre participation nombreuse à ce moment important.

Et pour conclure, meilleurs vœux 2026 à tout le monde.

Nicolas BERREHOUC
Le Président de Borsalinux-fr

April

Appel à conférences éclairs pour le matin de l'AG de l'April - samedi 28 mars 2026 à Paris


France
Publié le
mercredi 14 janvier 2026 12h41
Importé le
mercredi 14 janvier 2026 21h03

L'essentiel :

  • un temps de conférences éclairs ouvert à toute personne, membre ou pas de l'April, est prévu à Paris (Jussieu) samedi 28 mars 2026 de 10 h à 12 h
  • la date limite pour soumettre une proposition est le dimanche 15 mars
  • pour soumettre une présentation il suffit de nous contacter par courriel en indiquant votre nom ou votre pseudo ainsi que le titre de votre présentation, une courte description et éventuellement un lien pour en savoir plus

La prochaine assemblée générale de l'April aura lieu samedi 28 mars 2026 apres-midi dans l'amphi Durand de la Faculté des Sciences et Ingénierie, 4, place Jussieu 75005 Paris avec diffusion vidéo. L'AG est réservée aux membres de l'April.

Mais le matin, de 10 h à 12 h, un temps de conférences éclairs ouvert à toute personne, membre ou pas de l'April, est prévu dans l'amphi Durand. L'accès à l'amphi sera possible à partir de 09 h 30.

Conférences éclairs

Comme en 2024 et en 2025, nous proposons un temps de conférences éclairs le samedi matin de 10 heures à 12 heures.

Les conférences éclairs sont des présentations très courtes (six minutes) qui s’enchaînent sur des sujets variés. Vous pouvez présenter une initiative, un livre ou un film, un logiciel... C'est la diversité des sujets qui fait la richesse de l'événement. On découvre des personnes et des projets, on partage des idées, on ressort plein d'énergie et de motivation.

Bien sûr, puisque cette proposition s'inscrit dans le contexte de l'April, un lien est souhaité avec le Libre, entendu au sens large (logiciel libre, données ouvertes, licences libres...). L'attention la plus bienveillante est attendue de la part du public.

Vous pouvez utiliser un support (PDF ou diapos HTML) pour votre présentation que vous devrez impérativement envoyer à l'avance à l'équipe d'organisation pour réduire le plus possible les aléas logistiques pendant l'événement. Pour favoriser un déroulé fluide et dynamique, il n'y aura ni questions ni interventions du public entre les présentations. Les orateurices doivent obligatoirement autoriser la diffusion de leur support sous licence libre sinon la conférence ne sera pas acceptée.

Sur le temps de midi, nous vous proposons de partager un repas tiré du sac pour faire connaissance et poursuivre les échanges sur un mode convivial.

Soumettre une proposition

Pour réussir une session de conférences éclairs, il faut des intervenants et des intervenantes. Nous en attendons une quinzaine. L'objectif de ce message est donc de vous inviter à proposer une intervention. Le format court et le contexte amical offrent un cadre rassurant. L'objectif est vraiment d'encourager chacun et chacune à oser venir partager sur un sujet.

La date limite pour l'envoi des propositions est le dimanche 15 mars. Il suffit de nous contacter par courriel en indiquant votre nom ou votre pseudo ainsi que le titre de votre présentation, une courte description et éventuellement un lien pour en savoir plus.

Pour le choix des personnes invitées, outre le sujet proposé, l'aspect diversité, et notamment diversité de genre, sera pris en compte.

Toutes les présentations devront se faire en présentiel à Paris, nous n'avons pas la logistique pour mettre en place du distanciel.

Musique Libre

Éditorial de Dogmazic.net de Janvier 2026


Auvergne-Rhône-Alpes
Publié le
mercredi 14 janvier 2026 09h16
Importé le
mercredi 14 janvier 2026 13h03
Nouvelles publications sur Dogmazic.net pour décembre 2025 *Dub and Destroy 3 - Dub & Destroy Licence Art Libre Comme ses précédents albums un recueil de style dub, mais avec des séquences plus orchestrales "Alotta Money" pointant vers une artificialité théâtrale "Rêve possible Dub".
Culture Numérique

Samedi 28 mars, “Repair Café” à la médiathéque – Epinay-sous-Sénart


Île-de-France
Publié le
mercredi 14 janvier 2026 08h58
Importé le
mercredi 14 janvier 2026 13h03
Samedi 28 mars 2026 à 15h Repair-Café en partenariat avec Culture Numérique   Apportez vos petits objets du quotidien en panne et repartez avec un diagnostic de réparabilité ! Inscriptions auprès…
Lire la suite
Culture Numérique

De nombreux participants à la Galette des rois…


Île-de-France
Publié le
mercredi 14 janvier 2026 08h47
Importé le
mercredi 14 janvier 2026 13h03
Samedi 10 Janvier 2026  La Galette de l’Épiphanie à réuni environ 40 personnes dans une ambiance conviviale, dans notre local Culture Numérique, 32 Rue Gaston Grinbaum 91270 à Vigneux sur…
Lire la suite
Ethiciel

Une solution pour les jeunes diplômés et les entreprises en informatique


Île-de-France
Publié le
mercredi 14 janvier 2026 01h00
Importé le
mercredi 14 janvier 2026 13h03

Renforcer le logiciel libre en France et en Europe : une solution pour les jeunes diplômés et les entreprises🔗

1. État du marché informatique en France et en Europe : un besoin criant de profils expérimentés et de renforcement du logiciel libre🔗

Un marché en tension🔗

En 2025-2026, le marché de l’emploi informatique en France et en Europe traverse une période paradoxale : alors que le nombre de candidats disponibles augmente, les entreprises peinent à recruter des profils expérimentés (5 à 10 ans d’expérience), qui restent très recherchés. Selon les dernières études, 71 % des entreprises du numérique estiment que la difficulté à recruter constitue un frein majeur à leur croissance, et près de la moitié des SSII ne parviennent pas à répondre à la totalité des besoins de leurs clients:refs[1-]23:refs[3-]5.

Les jeunes diplômés, quant à eux, subissent un repli des embauches de 19 % en 2024, avec une projection de baisse de 16 % en 2025. Le taux de chômage des jeunes diplômés en informatique a même doublé en 2024, passant de 3,5 % à 7 %, une situation inédite dans un secteur traditionnellement en tension:refs[5-]58:refs[7-].

Le logiciel libre, une priorité stratégique🔗

Face à cette situation, la France et l’Europe misent sur le renforcement du logiciel libre comme levier de souveraineté numérique et d’indépendance technologique. La Commission européenne a publié une feuille de route ambitieuse, insistant sur la nécessité de créer un vivier de talents capables de faire fonctionner cet écosystème, et de mettre en place un environnement propice au financement et à la croissance des projets open source. L’objectif est clair : réduire la dépendance aux solutions propriétaires et favoriser l’émergence de standards ouverts, interopérables et contrôlés par l’Europe51:refs[9-]5254:refs[11-]57.

Un désengagement des entreprises dans la formation🔗

Pourtant, malgré ces enjeux, les entreprises du secteur se désengagent progressivement de la formation des jeunes diplômés, privilégiant des profils déjà expérimentés. Cette tendance aggrave la pénurie de compétences et freine l’innovation, alors que les besoins en spécialisation (IA, cloud, cybersécurité, blockchain) explosent:refs[13-]12:refs[15-]6.

2. Proposition : un SMIC temps formation pour les jeunes diplômés dans le logiciel libre🔗

Un dispositif innovant : jeveuxcontribuer.gouv.fr🔗

Pour répondre à ces défis, nous proposons la création d’un dispositif public inédit : un SMIC temps formation, versé directement par l’État aux jeunes diplômés qui s’engagent à contribuer à des projets de logiciels libres via une plateforme dédiée, jeveuxcontribuer.gouv.fr. Ce site, accessible via FranceConnect, centraliserait les offres de missions autour du logiciel libre, avec des licences de code agréées par l’État.

Fonctionnement🔗

  • Inscription et validation : Le jeune diplômé s’inscrit via FranceConnect, sélectionne un projet parmi ceux proposés, et perçoit un SMIC temps formation pendant la durée de sa contribution.
  • Validation des acquis : Une forge logicielle publique permet de suivre et valider l’activité des diplômés (commits, revues de code, documentation, etc.). Des questionnaires techniques annuels, réalisés en temps limité, évaluent leurs compétences sur les technologies utilisées.
  • Soutien aux structures encadrantes : Les associations à but non lucratif qui encadrent ces projets peuvent recevoir des subventions pour financer leur structure, via un dossier de demande simplifié et accompagné.

Avantages🔗

  • Pour les jeunes diplômés : Acquisition d’expérience concrète, rémunération, et visibilité auprès des recruteurs.
  • Pour l’État et l’Europe : Détection des projets les plus aboutis, susceptibles de donner naissance à des startups ou de bénéficier de financements publics/privés. Une gouvernance à but non lucratif (fondation) pourrait être mise en place pour les projets les plus prometteurs, garantissant leur pérennité et leur alignement avec les intérêts publics:refs[17-]5154:refs[19-]57.
  • Pour les entreprises : Accès à un vivier de talents formés et expérimentés, réduisant le fossé entre l’offre et la demande.

3. Projection : un avenir attractif pour le logiciel libre et les talents français🔗

Un modèle vertueux et attractif🔗

À terme, ce dispositif pourrait attirer des étudiants du monde entier, faisant de la France et de l’Europe un pôle d’excellence en logiciel libre. Même si certains diplômés choisiront de travailler à l’étranger pour des salaires plus élevés, d’autres opteront pour des projets qui leur tiennent à cœur, contribuant ainsi à l’innovation et à la souveraineté numérique européenne.

Une dynamique de long terme🔗

  • Pour les talents : Valorisation de l’expérience acquise, possibilité de créer des startups ou de rejoindre des projets publics/privés innovants.
  • Pour l’économie : Réduction de la dépendance aux solutions étrangères, création d’emplois qualifiés, et émergence de nouveaux acteurs technologiques.
  • Pour la société : Renforcement de la transparence, de la sécurité et de l’interopérabilité des infrastructures numériques, au service des citoyens et des entreprises:refs[21-]5052:refs[23-]58.

Conclusion🔗

En combinant formation, rémunération et contribution à des projets d’intérêt général, ce dispositif pourrait transformer le paysage du logiciel libre en Europe, tout en répondant aux besoins urgents des entreprises et des jeunes diplômés. Une telle initiative, si elle est bien accompagnée, pourrait faire de la France un leader mondial de l’innovation ouverte et collaborative.

Article rédigé avec Mistral AI.

Sources🔗

[1]: Le Monde Informatique - L’emploi IT devrait rebondir en France en 2026 [2]: One Media - Pénurie de profils IT en France et en Europe en 2025 [3]: Le Monde Informatique - La pénurie en profils qualifiés s’accentue dans l’IT en 2025 [5]: IT for Business - Net repli des embauches de cadres dans l’informatique [6]: Turnover IT - Bilan Q1 2025 sur le marché IT [8]: Accio - Tendances emploi informatique 2025 [50]: Crédit Agricole - L’open source : un vecteur d’indépendance technologique ? [51]: LinuxFr.org - La Commission européenne publie une feuille de route sur le logiciel libre [52]: Labo Société Numérique - Les logiciels libres et open source en Europe : un état des lieux [54]: CNLL - Digital Europe : la Commission européenne doit mettre l’accent sur le logiciel libre [57]: CNLL - Le logiciel libre comme réponse stratégique à l’appel du rapport Draghi pour la compétitivité européenne [58]: GoodTech - Commission européenne : stratégie open source et souveraineté 2026

Ethiciel

Internet n’est pas neutre : protéger les jeunes, une urgence


Île-de-France
Publié le
mercredi 14 janvier 2026 01h00
Importé le
mercredi 14 janvier 2026 13h03

Internet n’est pas neutre : protéger les jeunes, une urgence🔗

La neutralité du net, un bouclier pour les prédateurs ?

Sous couvert de neutralité, des plateformes comme TikTok, Facebook ou les sites porno exposent les jeunes à des contenus mortifères : automutilation, troubles alimentaires, harcèlement, addiction. En France, des familles ont perdu leurs enfants après une exposition à ces contenus. Pourtant, la neutralité du net, telle qu’appliquée aujourd’hui, protège ces plateformes au détriment des plus fragiles.

La réglementation est contournable, mais indispensable

Oui, un jeune motivé trouvera toujours un VPN ou un navigateur alternatif. Mais comme pour la ceinture de sécurité ou les limitations de vitesse, l’objectif est de protéger la majorité. Aujourd’hui, un enfant de 12 ans accède à du porno hard ou à des défis dangereux en quelques clics. Avec un système de mode mineur par défaut, de vérification d’âge via carte bancaire ou FranceConnect, et de blacklists/minorlists intégrées aux navigateurs et FAI, la barrière serait suffisamment haute pour dissuader la plupart des mineurs.

Comment ça marcherait techniquement ?🔗

1. Mode mineur par défaut sur tous les appareils🔗

  • Android/iOS démarrent en mode “mineur” à l’activation.
  • Blocage des contenus via une blacklist (sites illégaux) et une minorlist (sites réservés aux majeurs), gérées par l’État et les FAI.
  • Exemple : Tentative d’accès à un site porno → affichage d’un message : “Ce contenu est réservé aux majeurs. Pour débloquer, vérifiez votre âge via [FranceConnect] ou une carte bancaire.”

2. Vérification d’âge robuste🔗

  • Carte bancaire :
    • Le système vérifie l’âge du titulaire via 3D Secure ou un partenaire comme Stripe. La banque envoie un mail au titulaire du compte indiquant l’opération d’emprunte effectuée pour débloquer un téléphone en mode majeur.
  • FranceConnect :
    • Alternative pour les non-bancarisés : vérification via un compte officiel (impôts, sécurité sociale).

3. Intégration des listes par les FAI et navigateurs🔗

  • Niveau FAI :
    • Blocage des URLs de la blacklist/minorlist via DNS filtré (ex. : redirection vers une page d’erreur).
    • Exemple : Un mineur essaie d’accéder à site-porno.com → le FAI redirige vers une page : “Accès refusé. Ce contenu est réservé aux majeurs.”
  • Niveau navigateur :
    • Chrome/Safari intègrent un module de filtrage qui vérifie chaque URL avant chargement mais ce système peut être étendu et normalisé à tous les navigateurs en vertu de la protection civile.
  • Niveau système :
    • Android/iOS empêchent l’installation de navigateurs non conformes en mode mineur.

4. Transparence et éducation🔗

  • Message clair à l’activation :

    “Ce téléphone est en mode mineur pour vous protéger. Pour accéder à tous les contenus, vérifiez votre âge [ici]. En savoir plus : [jeprotegemonenfant.gouv.fr].”

  • Lien vers un site gouvernemental expliquant les risques (harcèlement, addiction, désinformation) et les ressources pour une navigation sécurisée avec un contenu vulgarisant et didactique compréhensible par les mineurs et les adultes.

Pourquoi agir maintenant ?🔗

La neutralité du net ne doit pas être un alibi pour l’inaction. Protéger les jeunes, ce n’est pas censurer l’Internet, c’est le rendre responsable.

  • Réduire l’exposition aux contenus dangereux.
  • Donner aux parents des outils simples.
  • Envoyer un signal fort aux plateformes : la liberté s’arrête où commence la protection des vulnérables.

Et vous, seriez-vous prêt à accepter ces restrictions pour protéger vos enfants et ainsi sauver leurs vies ? La discussion est ouverte.

Article rédigé à l’aide de Mistral AI.

Linux Alpes

Soirée Linux-Alpes à Veynes


Provence-Alpes-Côte d'Azur
Publié le
mardi 13 janvier 2026 20h18
Importé le
mardi 13 janvier 2026 21h04
CHANGEMENT DE JOUR ET D’HEURE ! Jeudi 22 janvier à 19H30 Au Centre de Ressources 3, rue Anatole France à partir de 20h. Venez avec votre liste de questions ou simplement pour découvrir les logiciels libres. Les membres de Linux-Alpes Continuer la lecture Soirée Linux-Alpes à Veynes
LinuxFr

Appel à commentaire de la Commission "Vers des écosystèmes numériques ouverts européens"


Internet
Publié le
mardi 13 janvier 2026 19h18
Importé le
mardi 13 janvier 2026 21h03

La Commission européenne a lancé un appel à commentaires pour une nouvelle initiative stratégique intitulée « Vers des écosystèmes numériques ouverts européens », dont l’adoption est prévue au premier trimestre 2026. Motivée par les objectifs essentiels de souveraineté technologique et de cybersécurité, cette initiative vise à réduire la dépendance de l’Union européenne vis-à-vis des infrastructures numériques non européennes en renforçant le secteur open source européen. S’appuyant sur la stratégie 2020-2023 en matière de logiciels open source et complétant la future loi sur le développement du cloud et de l’IA, cette feuille de route vise à identifier les obstacles à l’adoption, à soutenir le développement des communautés et des start-ups open source, et à garantir que les technologies ouvertes dans des secteurs critiques tels que l’IA, le cloud et les applications industrielles soient développées et régies dans un cadre européen sûr, compétitif et transparent.

L’appel à commentaires suscite un certain enthousiasme de la communauté Open Source, avec 334 réponses moins d’une semaine après son ouverture. Cf. ces statistiques.

Continuez la lecture pour le détail des questions posées, quelques éléments de contexte et quelques éléments de réponses possible.

Sommaire

Les 10 questions clefs

On peut identifier dans l’appel à commentaires une dizaine de questions, divisées en questions explicites (posées spécifiquement aux parties prenantes dans la consultation) et questions implicites (les problèmes sous-jacents que l’initiative cherche à résoudre).

Questions explicites

Ces questions sont répertoriées directement aux pages 3 et 4 afin que les parties prenantes puissent y répondre :

  1. Forces, faiblesses et obstacles : « Quelles sont les forces et les faiblesses du secteur open source de l’UE ? Quels sont les principaux obstacles qui entravent (i) l’adoption et la maintenance d’un open source de haute qualité et sécurisé ; et (ii) les contributions durables aux communautés open source ? »
  2. Valeur ajoutée : « Quelle est la valeur ajoutée de l’open source pour les secteurs public et privé ? Veuillez fournir des exemples concrets, y compris les facteurs (tels que le coût, le risque, la dépendance, la sécurité, l’innovation, entre autres) qui sont les plus importants pour évaluer la valeur ajoutée. »
  3. Mesures concrètes de l’UE : « Quelles mesures et actions concrètes peuvent être prises au niveau de l’UE pour soutenir le développement et la croissance du secteur open source de l’UE et contribuer à la souveraineté technologique et au programme de cybersécurité de l’UE ? »
  4. Priorités : « Quels domaines technologiques devraient être prioritaires et pourquoi ? »
  5. Compétitivité et résilience : « Dans quels secteurs une utilisation accrue de l’open source pourrait-elle conduire à une compétitivité et une cyber-résilience accrues ? »

Questions implicites

Voici les questions fondamentales qui motivent la nécessité de cette initiative pour la Commission, que l’on retrouve tout au long du contexte politique et de la définition du problème (pages 1-2) :

  1. Souveraineté : Comment l’UE peut-elle réduire sa dépendance vis-à-vis des pays tiers en matière d’infrastructures numériques et reprendre le contrôle de sa sphère numérique ?
  2. Passage à l’échelle : Comment l’UE peut-elle aller au-delà du financement de la recherche et de l’innovation pour soutenir réellement le passage à l’échelle, le déploiement industriel et la viabilité commerciale des innovations open source ?
  3. Administration publique : Comment le secteur public (États membres et régions de l’UE) peut-il mieux adopter les solutions open source afin d’éviter la dépendance vis-à-vis d’un fournisseur et d’accroître la transparence ?
  4. Durabilité : Comment l’UE peut-elle garantir que la valeur générée par les projets open source n’est pas uniquement exploitée en dehors de l’UE et que les développeurs européens ont accès au capital et aux infrastructures nécessaires à leur croissance ?
  5. Sécurité : Comment tirer parti des logiciels open source pour améliorer la transparence de la chaîne d’approvisionnement et la gestion des vulnérabilités en matière de cybersécurité ?

Bilan de la Stratégie Open Source 2020-2023 de la Commission européenne

Comme indiqué en intro, cette consultation a pour but (entre autres) de réviser la Stratégie Open Source 2020-2023 de la Commission européenne. Voici une analyse rapide de son bilan.

Cette stratégie se définissait par son slogan "Think Open". Le point clef, qu’on lui a reproché à son époque, est qu’elle était principalement une stratégie de transformation interne et culturelle (comment la Commission gère son informatique), plutôt qu’une stratégie de politique industrielle (comment l’Europe construit sa filière).

1. Forces, faiblesses et barrières

  • Analyse de la stratégie 2020-2023 : La stratégie identifiait correctement la force de l’Open Source comme levier d’innovation et de co-création.
  • Limite/Impact : Elle s’est concentrée sur les barrières administratives internes (simplifier la bureaucratie pour permettre aux fonctionnaires de contribuer au code). Elle a largement ignoré les barrières de marché (financement, concurrence déloyale des géants US) qui pèsent sur le secteur privé européen.
  • Bilan : Elle a réussi à lever des blocages juridiques internes, mais n’a eu que peu d’impact sur la fragmentation du marché européen.

2. Valeur ajoutée pour les secteurs public et privé

  • Analyse de la stratégie 2020-2023 : Elle a parfaitement théorisé la valeur ajoutée pour le secteur public : « Argent public, Code public », éviter le verrouillage propriétaire (vendor lock-in), et l’interopérabilité.
  • Limite/Impact : La stratégie visait à « montrer l’exemple » (lead by example). Cependant, l’impact réel sur le secteur privé est resté marginal, car la Commission a continué, paradoxalement, à dépendre massivement de solutions propriétaires (Microsoft 365) durant cette période, affaiblissant la portée de son message sur la valeur ajoutée de l’Open Source.

3. Mesures concrètes au niveau de l’UE

  • Analyse de la stratégie 2020-2023 : La mesure phare et le grand succès de cette stratégie a été la création du bureau de programme Open Source (OSPO) de la Commission ("OSOR"). Elle a aussi facilité la publication de logiciels comme EUSurvey ou LEOS.
  • Limite/Impact : Ces mesures étaient centrées sur l’institution (« Inner Source »). Il manquait des mesures de soutien financier direct à l’écosystème (type « Fonds Souverain ») qui sont demandées aujourd’hui.

4. Priorités technologiques

  • Analyse de la stratégie 2020-2023 : La stratégie mentionnait le Cloud, l’IA et la Blockchain de manière générique.
  • Limite/Impact : Elle manquait de ciblage stratégique. Elle traitait l’Open Source comme une méthode de travail, et non comme une brique de souveraineté pour des technologies critiques spécifiques (comme le demande aujourd’hui la Feuille de route sur le Cloud/Edge).

5. Compétitivité et résilience

  • Analyse de la stratégie 2020-2023 : Le document mentionnait la « souveraineté technologique » en introduction, citant Ursula von der Leyen.
  • Limite/Impact : L’approche est restée très « soft power » (influence par l’exemple). Elle n’a pas suffi à créer une résilience face aux chocs géopolitiques ou à l’extraterritorialité du droit américain (Cloud Act), car elle ne s’accompagnait pas d’une politique industrielle agressive.

6. Souveraineté (réduire la dépendance)

  • Bilan 2020-2023 : La stratégie posait le principe « Stay in control » (Garder le contrôle).
  • Réalité : C’est sans doute l’échec principal de la période. Malgré la stratégie, la dépendance de l’Europe aux hyperscalers non-européens s’est accrue (cf Asteres). La stratégie a sous-estimé la difficulté de migrer des infrastructures critiques vers de l’Open Source sans investissement massif dans des alternatives industrielles européennes.

7. Passage à l’échelle (upscaling)

  • Bilan 2020-2023 : La stratégie encourageait le partage et la réutilisation (Reuse).
  • Réalité : Le passage à l’échelle a été limité à des outils de niche (sondages, légistique). La stratégie n’a pas fourni les mécanismes pour transformer des projets Open Source européens en géants technologiques capables de rivaliser mondialement.

8. Administration publique (adoption)

  • Bilan 2020-2023 : Elle s’appuyait sur la Déclaration de Tallinn (2017).
  • Réalité : La création de l’OSPO a été un modèle positif suivi par certains États membres (ex: France - avec les limites que l’on sait, Allemagne, Pays-Bas…). Cependant, l’adoption reste très hétérogène. La stratégie manquait de “dents” (obligations contraignantes) pour forcer l’adoption des logiciels libres et des standards ouverts dans les marchés publics des États membres.

9. Durabilité (modèles économiques et maintenance)

  • Bilan 2020-2023 : La stratégie prévoyait que les développeurs de la Commission puissent contribuer “incidemment” aux projets externes.
  • Réalité : C’est une réponse insuffisante au problème de la maintenance des infrastructures critiques (le problème de « l’inconnu du Nebraska »). Le bénévolat ou les contributions ponctuelles de fonctionnaires ne remplacent pas un financement structurel des fondations et des mainteneurs, point soulevé par les experts (Doc 3).

10. Sécurité (supply chain)

  • Bilan 2020-2023 : Point fort de la stratégie via le programme EU-FOSSA (audits de sécurité financés par l’UE).
  • Réalité : La Commission a bien identifié que « Open Source = transparence = sécurité potentielle ». Cependant, l’approche était réactive (audit de l’existant). La nouvelle période (2024+) doit gérer les effets de bord du Cyber Resilience Act (CRA), qui a créé une insécurité juridique pour les développeurs Open Source que la stratégie 2020-2023 n’avait pas anticipée.

Conclusion de l’analyse

La stratégie 2020-2023 a été une étape culturelle nécessaire mais insuffisante.

  • Son mérite : Elle a légitimé l’Open Source au cœur de l’administration européenne (création de l’OSPO, changement de mentalité).
  • Sa limite : Elle est restée une stratégie informatique interne (« Comment la Commission utilise le logiciel libre ») et non une stratégie politique (« Comment l’Europe utilise le logiciel libre pour sa souveraineté »).

Nous appelons donc à ce que la nouvelle initiative (2026) opère ce basculement : passer de l’Open Source comme « bonne pratique administrative » à l’Open Source comme « arme de souveraineté industrielle ».

Eléments de réponse

La Feuille de route thématique « La voie du logiciel libre vers la souveraineté numérique et la compétitivité de l’Union européenne » rédigée par un groupe d’experts (dont je (NdM: Stefane Fermigier) faisais partie) de l’Alliance européenne pour les données industrielles, l’Edge et le Cloud, et publiée par la Commission en juillet 2025 fournit un certain nombre d’éléments de réponses aux questions ci-dessus. Avec 70 propositions il y a évidemment de quoi « faire son marché ». Voici quelques éléments de réponse possibles extraits du document.

1. Forces, faiblesses et obstacles du secteur open source de l’UE

Forces :

  • Engagement politique et financier : l’Europe a démontré son engagement à travers le financement de la recherche (Horizon Europe, Digital Europe) et des cadres politiques (Data Act) qui favorisent la transparence (*p. 16-17).
  • Écosystème en pleine croissance : on observe une expansion des fournisseurs européens de cloud et d’edge open source proposant des alternatives conformes au RGPD, ainsi que de grands consortiums multipartites (bien qu’ils soient confrontés à des défis) et des collaborations avec des instituts de recherche (p. 18-19).
  • Cadres spécialisés : L’Europe assiste à l’adoption croissante de cadres open source spécialisés dans l’IoT dans des secteurs tels que l’industrie manufacturière et l’énergie (p. 19).

Faiblesses :

  • Domination des technologies non européennes : le marché est fortement influencé par les technologies propriétaires et les hyperscalers non européens, en particulier dans les domaines du cloud, de l’edge computing et des technologies de conteneurisation (p. 20).
  • Fragmentation : Les initiatives nationales sont souvent fragmentées et manquent de coordination au niveau européen (p. 17).
  • Problèmes de gouvernance : De nombreux projets, même ceux qui bénéficient de contributions européennes, sont gérés par des entités non européennes (par exemple, la Linux Foundation), ce qui peut entraîner un décalage par rapport aux intérêts européens (p. 26).

Principaux obstacles :

(i) À l’adoption et à la maintenance :

  • Obstacles à l’interopérabilité : Il existe un manque de « normes véritablement ouvertes » universellement adoptées et développées par des entités européennes. Cela entraîne une complexité d’intégration et des frictions entre les outils propriétaires et les outils open source (p. 24).
  • Sensibilisation du marché et discours : les PME et les entreprises hésitent en raison d’idées fausses sur la complexité et le soutien, souvent alimentées par les discours marketing des fournisseurs dominants non européens (p. 25).
  • Pénurie de compétences : l’offre de professionnels maîtrisant les technologies open source européennes, l’orchestration du cloud et la cybersécurité est insuffisante (p. 25-26).

(ii) Vers des contributions durables :

  • Contraintes en matière de ressources et de financement : De nombreux projets essentiels dépendent de contributions bénévoles et de financements sporadiques. Le paysage actuel favorise souvent les grands projets bien établis, laissant les petites initiatives européennes innovantes sous-financées (p. 24-25).

2. Valeur ajoutée pour les secteurs public et privé

Le document identifie la valeur ajoutée dans plusieurs dimensions, en se concentrant principalement sur la souveraineté numérique, la sécurité, la résilience économique et la durabilité.

Exemples concrets et facteurs :

  • Administration publique :
    • Souveraineté et contrôle : l’adoption de l’open source européen permet aux institutions de garder le contrôle sur le traitement et le stockage des données, réduisant ainsi leur dépendance vis-à-vis de fournisseurs étrangers soumis à des lois extraterritoriales (par exemple, la section 702 de la loi américaine FISA).
    • Sécurité et conformité : la transparence totale du code permet un audit rigoureux, garantissant la conformité avec les directives RGPD et NIS.
    • Coût et transparence : cela réduit les coûts d’approvisionnement/de licence et favorise la confiance du public grâce à des systèmes transparents (p. 50).
  • Secteur privé (général et PME) :
    • Innovation : cela réduit les barrières à l’entrée pour les PME, leur permettant d’être compétitives en tirant parti d’une infrastructure abordable et personnalisable. Cela accélère les cycles de développement grâce à l’innovation collaborative (p. 13).
    • Réduction des risques : cela évite la dépendance vis-à-vis d’un fournisseur associée aux normes propriétaires (p. 11).
  • Fabrication (industrie 4.0) :
    • Efficacité opérationnelle : permet une maintenance prédictive et une surveillance en temps réel.
    • Flexibilité : les normes ouvertes permettent l’intégration transparente de nouvelles technologies dans les systèmes existants, évitant ainsi la dépendance (p. 51).

3. Mesures et actions concrètes au niveau de l’UE

La feuille de route propose des actions (70 au total) réparties en cinq piliers afin de soutenir le secteur et de contribuer à la souveraineté et à la cybersécurité, notamment :

1. Développement technologique :

  • Normes : définir et imposer une « interopérabilité exécutoire » basée sur des normes véritablement ouvertes pour toutes les infrastructures numériques financées par l’UE (p. 28-29).
  • Financement : créer un « Fonds européen pour la souveraineté open source » (NB : EOSSF → EU-STF) pour les projets fondamentaux (p. 30).
  • Architectures de référence : développer des implémentations de référence spécifiques à chaque secteur (par exemple, pour les soins de santé ou l’énergie) (p. 30-31).

2. Développement des compétences :

  • Formation et certification : Lancer des programmes de certification pour la maîtrise de l’open source européen et financer des ateliers de formation axés sur l’industrie (p. 32-33).
  • Éducation : Intégrer les principes de l’open source dans les programmes d’études STEM et créer des centres d’excellence dans les universités (p. 34).

3. Pratiques d’approvisionnement :

  • Politique : Adopter des politiques « Fonds publics, code public, open source d’abord, préférence européenne » (p. 36).
  • Lignes directrices : Créer des guides d’évaluation pratiques et un répertoire de solutions européennes recommandées à l’intention des responsables des marchés publics (p. 37-38).

4. Croissance et investissement :

  • Plateforme d’investissement : créer une « plateforme européenne d’investissement dans l’open source » (EOSIP) afin de consolider les informations sur le financement (p. 41).
  • Image de marque : lancer une initiative de promotion de l’image de marque afin de mettre en avant la sécurité et la souveraineté des projets européens (p. 43).

5. Gouvernance :

  • Analyse de sécurité : donner la priorité aux évaluations de vulnérabilité pour les projets critiques et collaborer avec les agences de cybersécurité (p. 45).
  • Comité consultatif : former un comité consultatif européen sur l’open source afin de superviser le financement et l’orientation (p. 47).

4. Domaines technologiques prioritaires

La feuille de route donne explicitement la priorité aux technologies Cloud, Edge et Internet des objets (IoT).

Pourquoi ces technologies sont-elles prioritaires ?

  • Épine dorsale de l’infrastructure : ces technologies constituent « l’épine dorsale de l’infrastructure numérique moderne » et sont essentielles pour la sécurité nationale et économique (p. 10).
  • Dépendance actuelle : l’Europe est fortement dépendante des hyperscalers non européens dans ces domaines, ce qui pose des risques en matière de confidentialité des données, de sécurité nationale et de résilience opérationnelle (p. 10).
  • Tendances émergentes : certains sous-domaines sont mis en avant comme étant essentiels pour la souveraineté future :
    • Edge Computing : essentiel pour réduire la latence et assurer la souveraineté des données (en gardant le traitement proche de la source) (p. 20).
    • Conteneurisation/Orchestration : critiques pour l’évolutivité, mais actuellement dominées par des entités non européennes (p. 20).
    • IA/apprentissage automatique : l’intégration de l’IA dans les appareils périphériques, pour l’IoT industriel et les systèmes autonomes (p. 20).

NB: d’autres domaines prioritaires peuvent également être mis en avant, en dehors de la feuille de route, notamment le collaboratif (bureautique).

5. Secteurs pour une compétitivité et une cyber-résilience accrues

Le document identifie les secteurs suivants dans lesquels l’open source peut stimuler la compétitivité et la résilience (p. 50-53) :

  • Administration publique : renforce la confiance, la souveraineté des données et réduit les coûts.
  • Fabrication (industrie 4.0) : améliore l’efficacité de la production, réduit les déchets et empêche la dépendance vis-à-vis d’un fournisseur.
  • Santé : sécurise les données sensibles des patients, permet l’interopérabilité entre les systèmes (par exemple, les dossiers médicaux électroniques) et accélère la recherche médicale.
  • Énergie : optimise la gestion de l’énergie (réseaux intelligents), intègre les énergies renouvelables et réduit la consommation énergétique des centres de données.
  • Autres secteurs : transports, agriculture, finance, éducation, villes intelligentes et industrie spatiale (en particulier l’analyse des données d’observation de la Terre) (p. 53).

Références

Télécharger ce contenu au format EPUB

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

OMJC

Stages créatifs OMJC février 2026


Hauts-de-France
Publié le
mardi 13 janvier 2026 17h38
Importé le
mardi 13 janvier 2026 21h03

Stages vidéo Défis courts-métrages
12-14 ans du 16 au 20 février 13-15 ans du 23 au 27 février de 14h00 à 18h00 Grange – Ferme Dupire (Triolo)
Prêts pour un challenge de taille ? En une semaine, 2 équipes réalisent 2 films différents avec les mêmes contraintes, en 5 demi-journées, de l'écriture au montage. Relève le défi et viens vivre une aventure créative unique !
Stage créatif Manga
12-14 ans du 23 au 27 février de 14h à 17h30 Atelier 2 – rue Offenbach (Résidence)
Plonge (…)

- OMJC
ritimo

Le journalisme « de périphérie » renouvelle l'image des banlieues de São Paulo


Île-de-France
Publié le
mardi 13 janvier 2026 14h49
Importé le
mardi 13 janvier 2026 21h04

Dans son dernier numéro, la revue Alterjor consacre un article sur l'importance du journalisme produit dans les banlieues de la ville de São Paulo et comment le journalisme périphérique apparaît ici comme une réponse naturelle au besoin de pluralité de voix et de regards dans les médias.

- Articles et traductions / Brésil, information, expertise citoyenne, médias, veille internationale, article, média communautaire, banlieue
Numericatous

Se former à Linux


Centre-Val de Loire
Publié le
mardi 13 janvier 2026 10h10
Importé le
mardi 13 janvier 2026 13h03
Envie de découvrir Linux et de gagner en compétences ? Les distributions d’aujourd’hui n’ont rien à envier à Windows. Simplicité, design, tout le monde peut s’y mettre.Sans parler du fait que Linux permet de garder son ordinateur plus longtemps, afin de réduire les déchets électroniques. Et qu’il favorise une indépendance technologique qui nous fait tant […]
CERCLL

Linus Torvalds se met à la musique (et au vibe coding).


Provence-Alpes-Côte d'Azur
Publié le
mardi 13 janvier 2026 05h33
Importé le
mardi 13 janvier 2026 13h03
En bref Il y a quelques semaines, je vous parlais de la vision très pragmatique de Linus Torvalds sur l’IA et le « vibe coding ». Et bien figurez-vous que le créateur et mainteneur du noyau Linux ne fait pas que donner son avis, il met aussi les mains dans le cambouis (ou plutôt dans le code) […]
CERCLL

Mageia 10 : les ISO de la version alpha sont disponibles, en 32 et 64 bits.


Provence-Alpes-Côte d'Azur
Publié le
mardi 13 janvier 2026 05h28
Importé le
mardi 13 janvier 2026 13h03
L’annonce a été faite ce matin : « Nous sommes ravis d’annoncer que le Conseil d’Administration de Mageia a officiellement validé la publication de la première image ISO Alpha pour Mageia 10 ». Attention, nous sommes encore loin d’une version stable, il s’agit ici de commencer « des tests à grande échelle par la communauté » pour collecter des retours. […]