L'Agenda du Libre

Logiciels, Arts, Données, Matériels, Contenus, Communs, Internet...

À proximité

Actualités des organisations

Ethiciel

Quel est le montant total des déductions fiscales associées aux dons philanthropiques ?


Île-de-France
Publié le
samedi 07 février 2026 01h00
Importé le
samedi 07 février 2026 13h03

Le montant total des déductions fiscales liées aux dons philanthropiques : une zone d’ombre🔗

D’après les informations disponibles, l’État français ne publie pas le montant total des déductions fiscales accordées au titre des dons philanthropiques. Cette absence de transparence soulève des questions : s’agit-il d’un manque de volonté politique, d’une complexité administrative, ou d’un « cache-pot » accessible uniquement aux acteurs du secteur (fondations, fonds de dotation, associations) ?

Pourquoi ces chiffres ne sont-ils pas rendus publics ?🔗

  1. Complexité technique et protection des données Les réductions d’impôt pour dons sont individuelles et dépendent des déclarations de millions de contribuables. Centraliser et publier ces données nécessiterait un traitement spécifique, coûteux et potentiellement contraire au respect de la vie privée (RGPD). L’administration fiscale ne dispose pas d’une obligation légale de publier ces agrégats, contrairement à d’autres niches fiscales (comme le CICE ou le crédit impôt recherche).

  2. Absence de suivi systématique Contrairement à des dispositifs comme le mécénat d’entreprise (où les entreprises déclarent leurs dons dans leurs comptes annuels), les dons des particuliers sont dispersés et moins traçables. Seules les grandes associations (reconnues d’utilité publique ou sous statut spécifique) sont soumises à des obligations de transparence financière stricte, avec un commissariat aux comptes obligatoire au-delà d’un certain seuil de budget (10 000 € de subventions ou 1,5 million € de budget annuel pour les associations, par exemple).

  3. Contrôle inégal selon la taille des structures En France, seulement 1 à 2 % des associations (soit environ 2 000 à 4 000 structures sur les 1,5 million recensées) font l’objet d’un contrôle approfondi chaque année par l’administration fiscale ou la Cour des comptes. Pour les fondations et fonds de dotation (environ 3 000 structures en 2025), ce taux monte à 5-10 %, en raison de leur taille et de leur poids financier. Les petites associations (loi 1901), qui représentent 90 % du tissu associatif, sont rarement contrôlées, sauf signalement ou suspicion de fraude:refs[1-Cour] des comptes, Rapport public annuel 2023.

    • Fondations et fonds de dotation : Environ 30 % sont soumises à un contrôle au moins une fois tous les 5 ans (source : Direction générale des finances publiques, 2024).
    • Associations loi 1901 : Moins de 1 % font l’objet d’un contrôle fiscal annuel, hors signalements pour abus.
  4. Un système opaque par conception ? Le manque de transparence sur le coût global des déductions fiscales (estimé entre 1,5 et 3 milliards d’euros par an par des experts du secteur, comme France Générosités) peut laisser penser à un manque de volonté politique. Pourtant, la raison principale reste l’absence de mécanisme de collecte centralisée de ces données. Les associations déclarent leurs recettes, mais l’État ne croise pas systématiquement ces informations avec les déclarations fiscales des donateurs.

Quelles solutions pour plus de transparence ?🔗

  • Publier un bilan annuel : Comme pour le mécénat d’entreprise, l’État pourrait estimer et publier le coût global des réductions d’impôt pour dons, même de manière approximative.
  • Renforcer les contrôles : Étendre les obligations de commissariat aux comptes aux associations recevant plus de 50 000 € de dons annuels (contre 10 000 € de subventions aujourd’hui).
  • Créer un registre public : Un portail unique, comme celui des subventions publiques (data.gouv.fr), pourrait recenser les dons déclarés par les grandes structures.

Sources et références :

  • Cour des comptes, Rapport public annuel 2023 (contrôles des associations).
  • Direction générale des finances publiques, Bilan 2024 sur les fondations et fonds de dotation.
  • France Générosités, Étude sur le poids économique du secteur philanthropique (2025).

Article rédigé à l’aide de Mistral AI.

Ethiciel

Licences Logicielles et Développement Multiplateforme : Enjeux pour les Applications Libres


Île-de-France
Publié le
samedi 07 février 2026 01h00
Importé le
samedi 07 février 2026 13h03

Licences Logicielles et Développement Multiplateforme : Enjeux pour les Applications Libres🔗

1. Les Contraintes des Licences sur Android et iOS : Pourquoi la GPLv3 Peut Être Exclue🔗

Les écosystèmes Android et iOS imposent des restrictions techniques et juridiques qui rendent l’utilisation de la GPLv3 problématique pour les applications mobiles. Sur Android, bien que le système soit open source, les applications distribuées via le Google Play Store doivent respecter des conditions strictes. Google exige que les applications soient statiques (sans dépendances dynamiques externes non approuvées) et impose des restrictions sur les modifications du système. La GPLv3, avec son copyleft fort et son obligation de fournir le code source complet (y compris les modifications), peut entrer en conflit avec ces règles, notamment si l’application utilise des bibliothèques propriétaires ou des services Google (comme les Google Mobile Services, GMS).

Sur iOS, la situation est encore plus restrictive. Apple impose un sandboxing strict et interdit toute modification du système d’exploitation. La GPLv3, qui exige que les utilisateurs puissent modifier et redistribuer le logiciel, est incompatible avec l’App Store, car Apple interdit la redistribution d’applications modifiées. De plus, les applications iOS doivent être signées avec un certificat Apple, ce qui limite la liberté de modification garantie par la GPLv3. Ainsi, pour ces plateformes, des licences plus permissives comme la LGPL, MIT, ou Apache 2.0 sont souvent privilégiées, car elles permettent une intégration plus flexible avec les écosystèmes fermés tout en respectant les principes du logiciel libre.

Cependant, ces contraintes ne doivent pas décourager le développement d’applications libres. Elles soulignent plutôt la nécessité de choisir des architectures modulaires et des licences adaptées pour contourner ces limitations tout en promouvant les valeurs du logiciel libre.

2. L’Argument de la FSF en Faveur de l’IPC : Une Porte Ouverte pour la GPLv3 ?🔗

La Free Software Foundation (FSF) affirme que lorsque deux processus communiquent via IPC (Inter-Process Communication), comme des appels réseau locaux ou des sockets, ils ne sont pas considérés comme un travail dérivé au sens de la GPLv3. Cela signifie qu’une application sous licence propriétaire (ou permissive) pourrait théoriquement communiquer avec un composant GPLv3 via IPC sans être contrainte de publier son propre code source sous GPLv3. Cet argument repose sur l’idée que les processus sont indépendants et communiquent via des interfaces standardisées, sans lien direct entre les binaires.

Cependant, cette interprétation n’est pas universelle et pourrait être contestée, notamment si les géants technologiques comme Google, Apple ou Microsoft y voient une menace pour leurs écosystèmes fermés. Par exemple, si une application mobile utilise un serveur local GPLv3 pour contourner les restrictions des stores, ces entreprises pourraient bloquer ou restreindre une telle application, arguant qu’elle viole leurs conditions d’utilisation. Ainsi, bien que la FSF fournisse une base légale pour cette approche, son application pratique reste risquée et dépendante des politiques des plateformes.

Pour une association comme Éthiciel, qui promeut le logiciel libre, cette stratégie pourrait être explorée dans le cadre de proofs of concept (POC) lors de hackathons du Libre, afin d’évaluer sa faisabilité technique et juridique avant une implémentation à grande échelle.

3. Une Architecture Modulaire pour le Développement Multiplateforme : Flutter, Rust et Codon🔗

Pour développer une application multiplateforme (mobile et PC) respectant les principes du logiciel libre tout en contournant les restrictions des stores, une architecture modulaire combinant Flutter, Rust et Codon pourrait être envisagée. Flutter, sous licence Apache 2.0, servirait de front-end pour une interface utilisateur unifiée. Les bindings Rust (FFI) permettraient d’appeler un serveur local écrit en Rust (sous licence permissive ou GPLv3), qui exposerait une API via IPC (par exemple, des sockets Unix ou un protocole binaire léger). Enfin, les routes de ce serveur pourraient être implémentées soit directement en Rust pour les processus lourds optimisés, soit en Python compilé avec Codon pour des performances proches du natif tout en conservant la flexibilité du Python.

Cette approche présente plusieurs avantages :

  • Isolation des licences : Le front-end Flutter reste sous licence permissive, tandis que les composants critiques (comme le serveur Rust ou les modules Python) peuvent être sous GPLv3, communiquant via IPC.
  • Performance : Codon permet d’exécuter du code Python à une vitesse proche du C, tandis que Rust offre une optimisation maximale pour les tâches critiques.
  • Portabilité : L’architecture est conçue pour fonctionner sur Android, iOS et PC, avec des adaptations minimales pour chaque plateforme.

Cependant, cette solution nécessite une analyse juridique approfondie et des tests techniques pour valider sa conformité avec les politiques des stores et les principes du logiciel libre. Un POC réalisé lors de hackathons du Libre permettrait d’évaluer les risques et les opportunités de cette architecture, tout en sensibilisant la communauté aux enjeux des licences dans les écosystèmes fermés.

Article rédigé à l’aide de Mistral AI.

LinuxFr

L'April propose le pacte du logiciel libre à l'occasion des élections municipales et communautaires de 2026


Internet
Publié le
vendredi 06 février 2026 21h26
Importé le
samedi 07 février 2026 05h03

À l'occasion des élections municipales et communautaires des 15 et 22 mars 2026, l'April propose aux personnes candidates de signer le Pacte du Logiciel Libre afin de marquer leur engagement, si elles sont élues, à promouvoir et défendre une priorité aux logiciels libres et aux formats ouverts au sein de leurs collectivités.

Le pacte du logiciel libre est une initiative de l'April qui remonte à l'élection présidentielle de 2007. À l'occasion des élections locales à venir, le pacte a évolué pour être plus représentatif des enjeux actuels.

En complément du pacte, l'April propose une liste d'exemples d'actions concrètes que les collectivités peuvent mettre en place dans la poursuite de ces objectifs.

Le pacte est disponible sur le site de la campagne.

En plus du format PDF classique, Le pacte est également disponible en mode « brochure », de manière à pouvoir l'imprimer et le plier dans un format 4 pages, par exemple pour être distribué sur les marchés en échange d'un tract électoral ;).

Le pacte pour les élections municipales et communautaires de mars 2026 est construit autour de trois objectifs complémentaires :

  • Donner la priorité aux logiciels libres et aux formats ouverts, qui est l'ambition historique de l'April. Avoir recours à des logiciels privateurs doit rester une exception dûment justifiée, dans le respect d’une stricte procédure de définition des besoins. Une priorité qui est compatible avec le droit de la commande publique – chose confirmée par le Conseil d'État depuis 2011 – et matériellement possible puisqu'il existe à présent des logiciels libres en mesure de répondre à la majorité des besoins des collectivités.
  • Défendre et promouvoir une informatique émancipatrice. Le logiciel libre participe à la préservation des libertés fondamentales dans une société informatisée, au partage du savoir et à l'accès éclairé au numérique pour toutes et tous. Que ce soit dans les écoles dont elles ont la charge, comme dans l'ensemble des lieux d'accueil du public qu'elles peuvent être amenées à gérer, les collectivités ont un rôle important de sensibilisation et d’accompagnement à exercer.
  • Contribuer à la pérennité des logiciels libres utilisés. Les collectivités doivent contribuer au maintien, à la documentation et au développement des solutions qu’elles utilisent. Un travail et un investissement mutualisables, notamment avec d'autres collectivités, au bénéfice de toutes et tous, d’autant plus pertinent et durable qu’ils s’inscrivent dans une politique formalisée de contribution et de partage.

Le pacte s'adresse à l'ensemble des personnes candidates qui souhaitent marquer leur attachement à agir pour le logiciel libre au sein de leur collectivité et pour les libertés informatiques des habitantes et habitants. Il s'adresse également aux listes candidates qui souhaitent collectivement marquer, comme élément de leur programme, leur engagement à mettre en œuvre une politique en faveur du logiciel libre si elles obtiennent la majorité.

Nous invitons toutes celles et ceux qui le souhaitent à contacter leurs candidates et candidats, qui ont déjà pu se manifester, pour les encourager à signer le Pacte du Logiciel Libre et profiter de l'occasion pour les sensibiliser aux enjeux des libertés informatiques.

Télécharger ce contenu au format EPUB

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

AGeNUx

Compte rendu de la réunion du samedi 31 janvier 2026


Nouvelle-Aquitaine
Publié le
vendredi 06 février 2026 18h54
Importé le
vendredi 06 février 2026 21h04
Présents : Patrick, Jean-Seb (jusqu’à 10h30), Paul, Philippe Gia, Jean-Michel, Eric, Denis, Didier en visio, Lucile. Excusés: Philippe Gim,, Ludo 1 – Semaine du numérique du 8 au 13 décembre Une installe partie a été organisée avec les élèves de première du Lycée de Baudre le lundi 8 décembre : les élèves et leurs profs … Continuer la lecture de « Compte rendu de la réunion du samedi 31 janvier 2026 »
NumEthic

Fin du support de Windows 10 : une opportunité


Belgique
Publié le
vendredi 06 février 2026 13h04
Importé le
vendredi 06 février 2026 21h03
Vous avez forcément autour de vous des utilisateurs de Windows, peut-être même que vous l’utilisez vous-même. Vous avez donc très probablement entendu parler de la fin de support de Windows […]
MJC Chenôve

Cérémonie des voeux 2026


Bourgogne-Franche-Comté
Publié le
vendredi 06 février 2026 12h21
Importé le
vendredi 06 février 2026 13h03

Le 23 janvier dernier se tenait la cérémonie des voeux à la Maison Pop Rouge ! Une cinquantaine de personnes a répondu présente pour écouter les membres du conseil d’administration et de Thierry Falconnet, maire de Chenôve, qui ont rappelé l’importance des actions des Maisons Pop pour tisser les liens sur le territoire et développer […]

L’article Cérémonie des voeux 2026 est apparu en premier sur Les Maisons Pop de Chenôve.

LinuxFr

Grafik Labor 2026 – Appel à conférenciers et à stands


Internet
Publié le
vendredi 06 février 2026 10h48
Importé le
vendredi 06 février 2026 13h03

Création graphique, artistique et outils libres

GrafikLabor revient le samedi 4 avril 2026 à Rennes, dans les locaux d’Activdesign, pour sa huitième édition dédiée aux logiciels libres, aux pratiques créatives ouvertes et aux artistes, designers et développeurs qui les utilisent au quotidien. Issu du LibreGraphicsMeeting, l’esprit se veut ouvert aux diverses pratiques créatives, aux différents secteurs de création graphique pourvu qu’ils mettent en avant les outils, les licences ou du contenu libre.

À cette occasion, l’équipe d’organisation de l’AFGRAL lance un appel à conférenciers et à stands.

Pour rappel, GrafikLabor est un événement communautaire associatif. Il s’adresse aux personnes qui utilisent, développent ou promeuvent des logiciels libres dans leurs pratiques créatives : graphisme, illustration, jeux vidéos, édition, UX/UI, web, motion, 3D, typographie, etc.

L’événement met l’accent sur :

  • les retours d’expérience concrets
  • les choix d’outils et de workflows
  • la transmission de savoirs
  • les enjeux culturels et politiques du logiciel libre dans la création

Appel à conférenciers

Nous recherchons des propositions de conférences ou de présentations autour de, par exemple :

  • création graphique et artistique avec des outils libres (GIMP, Inkscape, Krita, Scribus, Blender etc.)
  • UX/UI, design web ou produit avec des stacks open-source
  • typographie, édition, illustration ou motion en environnement libre
  • jeux vidéo réalisés avec outils libres comme Godot
  • automatisation, scripts, bidouille et détournement d’outils
  • retours d’expérience d’artistes, studios, collectifs ou associations
  • réflexions sur l’autonomie, la pérennité et l’éthique des outils

Les formats peuvent être variés : talk, démo, étude de cas, retour d’expérience, atelier.

Modalités de participation

L’appel est ouvert, mais la programmation se fait sur sélection afin de garantir la cohérence de l’événement.

Les propositions se font en deux étapes :

  • un formulaire de prise de contact (nom, email, motivation)
  • après validation, l’envoi d’un lien vers le formulaire de proposition détaillée

L’événement est aussi ouverts aux sponsors ou aux associations qui aimeraient avoir un stand faire connaitre leur activité.

Informations pratiques

Date : vendredi 4 avril
Lieu : Activdesign, Rennes
Public : artistes, designers, développeurs, étudiants et personnes intéressées par le libre

Télécharger ce contenu au format EPUB

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

April

Conférence de Magali Garnero (Bookynette) à AlpOSS mardi 17 février 2026 à Échirolles


France
Publié le
vendredi 06 février 2026 10h24
Importé le
vendredi 06 février 2026 13h03
Start: 17 Février 2026 - 14:30End: 17 Février 2026 - 14:50

Dans le cadre de la 3e édition d'AlpOSS, l’événement Isérois de l'écosystème du Logiciel Libre, Magali Garnero (Bookynette), présidente de l’April, donnera une conférence intitulée Adieu Windows, Bonjour le Libre !, mardi 17 février 2026 de 14 h 30 à 14 h 50 à Échirolles.

Adieu Windows, bonjour le Libre ! Une opération à l'échelle nationale, lancée par l'April et soutenue par des dizaines d'associations locales, pour aider le plus grand nombre à sortir de Windows, mais surtout de l'asservissement aux produits privateurs de la multinationale Américaine Microsoft

La conférence sera sans doute retransmise en direct sur l'instance PeerTube de la Ville d'Échirolles.

Numericatous

Acteurs locaux du numérique pour reprendre le contrôle


Centre-Val de Loire
Publié le
vendredi 06 février 2026 10h15
Importé le
vendredi 06 février 2026 13h03
Professionnels, vous souhaiteriez vous émanciper des géants US ? Nous avons en France des acteurs locaux très compétents qui peuvent vous accompagner. Quelques exemples ? En voici : – BlueMind pour la messagerie notamment – Lutice pour vos classes à distance et webinaires – Opendsi pour la gestion mais pas seulement – Bearstech hébergement et […]
LinuxFr

📰 Revue de presse — janvier 2026


Internet
Publié le
jeudi 05 février 2026 16h29
Importé le
jeudi 05 février 2026 21h03

Pour bien commencer cette année 2026, les kiosques ont fait le plein de nouveautés pour les passionnés de logiciel libre, de DIY et de sécurité que vous êtes. Entre l'intégration de l'IA locale, la maîtrise de Git et les enjeux de la directive NIS2, voici un petit panorama, forcément subjectif et parti{e,a}l, de la presse papier (et en ligne) disponible en ce début d'année.

Voici donc les nouveautés sorties en janvier 2026 des éditions Diamond et disponibles jusqu'à fin février, peu ou prou. Pour rappel, Linux Pratique est devenu SysOps Pratique, pour acter un état de fait et mieux refléter son contenu dédié aux administrateurs de systèmes libres et open source.

  • GNU/Linux Magazine France no 279 utilise Git au quotidien (suite d'une série d'articles sur le sujet) ;
  • SysOps Pratique no 153 rend vos documents requêtables avec une IA locale ;
  • MISC magazine no 143 se penche sur la sécurité des claviers et des souris sans fil ;
  • Hackable no 64 vous initie au pentest NFC sans vous ruiner ;
  • MISC hors-série no 34 crée votre boîte à outils de détection de failles.

Et les éditions Diamond fêtent toujours leurs 30 ans. À cette occasion, elles proposent de (re)découvrir l'une de leurs publications en offrant le numéro 270 de GNU/Linux Magazine via leur support de lecture en ligne, Kiosk Online (en HTML).

Les sommaires des numéros de janvier 2026

GNU/Linux Magazine numéro 279

Au sommaire de ce numéro de janvier — février 2026 :

  • Utilitaires bash d'aide au développement de shell scripts ;
  • Une interface homme-machine hybride : terminal et navigateur HTML embarqué dans une même application C++/Qt 5 ;
  • Git au quotidien ;
  • Tris et permutations dans les bitmaps ;
  • Les codes fantastiques : une situation pas COMMON ;
  • Carte PCIe CH368 et pilotage depuis l'espace utilisateur : récit d'un échec.

SysOps Pratique numéro 153 (ex Linux Pratique)

Au sommaire de ce numéro de janvier — février 2026, devenu SysOps Pratique :

  • Surveiller, détecter, devancer : la démarche proactive du CERT Aviation ;
  • PostgreSQL, version 18 : lectures asynchrones et authentification Oauth ;
  • Rendre vos documents requêtables avec une IA ;
  • Garage, l’alternative libre au stockage en datacenter ;
  • NFS et Kerberos, partie 1 : le règne de l’UID ;
  • L’approche People/Process/Technology, un allié pour prendre en compte la sécurité dans les projets ;
  • « Day One Operations » avec Ansible : mise à jour d’un cluster Apache Kafka.

MISC Magazine numéro 143

Au sommaire de ce numéro de janvier — février 2026 :

  • Hackers et cinéma : entre mythe et réalité ;
  • Étude des risques applicatifs liés au déploiement d’une IA générative côté client ;
  • Claviers et souris sans fil 2,4 GHz : une surface d'attaque méconnue ;
  • Bluetooth Low Energy : dissection d'un protocole entre innovation énergétique et défis de sécurité ;
  • C sans frontières : une extension de C avec vérification de bornes ;
  • Reprenez le contrôle des utilisateurs racines dans votre organisation AWS ;
  • Vulnerability Operations Center : l'arme stratégique pour maîtriser NIS 2 et le Cyber Resilience Act ;

Hackable numéro 64

Au sommaire de ce numéro de janvier — février 2026 :

  • Débugger un système embarqué avec GDB et JTAG : mauvais élèves, boundary scan et systèmes asymétriques ;
  • Proxmark 3 Easy et Chameleon Ultra : la guerre des clones, ou pourquoi « se mettre à le NFC » n'a jamais été aussi peu cher ;
  • Colorlight 5A-75B : développement FPGA avec LiteX et petits hacks ;
  • DigiLab : transformez votre Flipper Zero en boîte à outils pour l'électronique ;
  • Inverser un bus de données le rend plus sobre et fiable ;
  • Créons un périphérique « maison » pour notre SoC LiteX ;
  • Intégrons des IP cores HDL à nos projets LiteX.

MISC hors‑série numéro 34

Au sommaire de ce numéro hors-série de février — mars 2026 :

  • Explorer de nouveaux leviers d’action pour mieux protéger : au cœur du laboratoire d’innovation de l’ANSSI ;
  • Dossier : Créez votre boîte à outils de détection de failles ;
    • LSan : de l’ELF à la détection de fuite ;
    • Valgrind, MSan, ASan, frères ennemis ?
    • TySan vs. -fno-strict-aliasing ;
    • Avec UBSan, C finit l’indéfini ;
    • Sanitizers, valgrind et débugueurs ;
  • Techniques ultimes de protection contre l’interception réseau sous Android.

Télécharger GNU/Linux Magazine numéro 270

Pour le récupérer, il suffit de

  1. se connecter ou de créer un compte sur leur boutique en ligne ;
  2. d'ajouter le numéro 270 de GNU/Linux Magazine à votre panier en sélectionnant bien le support Kiosk Online avant ;
  3. d'indiquer le code de remise ED30LINUXFR lors de la validation de la commande.

Bonnes lectures !

Télécharger ce contenu au format EPUB

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

LinuxFr

Nouvelles sur l’IA de janvier 2026


Internet
Publié le
jeudi 05 février 2026 16h28
Importé le
jeudi 05 février 2026 21h03

L’intelligence artificielle (IA) fait couler de l’encre sur LinuxFr.org (et ailleurs). Plusieurs personnes ont émis grosso-modo l’opinion : « j’essaie de suivre, mais c’est pas facile ».

Je continue donc ma petite revue de presse mensuelle. Disclaimer : presque aucun travail de recherche de ma part, je vais me contenter de faire un travail de sélection et de résumé sur le contenu hebdomadaire de Zvi Mowshowitz (qui est déjà une source secondaire). Tous les mots sont de moi (n’allez pas taper Zvi si je l’ai mal compris !), sauf pour les citations: dans ce cas-là, je me repose sur Claude pour le travail de traduction. Sur les citations, je vous conseille de lire l’anglais si vous pouvez: difficile de traduire correctement du jargon semi-technique. Claude s’en sort mieux que moi (pas très compliqué), mais pas toujours très bien.

Même politique éditoriale que Zvi: je n’essaierai pas d’être neutre et non-orienté dans la façon de tourner mes remarques et observations, mais j’essaie de l’être dans ce que je décide de sélectionner ou non.

Sommaire

Résumé des épisodes précédents

Petit glossaire de termes introduits précédemment (en lien: quand ça a été introduit, que vous puissiez faire une recherche dans le contenu pour un contexte plus complet) :

  • System Card: une présentation des capacités du modèle, centrée sur les problématiques de sécurité (en biotechnologie, sécurité informatique, désinformation…).
  • Jailbreak: un contournement des sécurités mises en place par le créateur d’un modèle. Vous le connaissez sûrement sous la forme « ignore les instructions précédentes et… ».

Anthropic public la Constitution de Claude

Tout le monde maintenant connait le principe du pré-entrainement des LLMs : sur un corpus de texte énorme, essayer de prédire le mot suivant, étant donnés les mots précédents.

Ceci n’est cependant que la première phase pour arriver à une IA de type « chatbot » moderne : vient ensuite le post-entrainement, qui consiste à entraîner le modèle à se comporter comme un assistant (par exemple, un modèle de langage brut peut très bien compléter la question par « Quelle est la couleur du ciel ? » par une autre question « Quelle est la forme des arbres ? », pensant compléter le début d’une interrogation poétique — alors qu’on veut qu’un assistant… réponde à la question), et la « politique » que suit cet assistant (par exemple, ne pas aider ou inciter à des actions illégales).

(il y a ensuite une phase de Reinforcement Learning from Verifiable Rewards (RLVR), une phase d’entraînement sur des exercices mathématiques et de programmation pour entraîner le modèle à utiliser correctement les chaînes de raisonnement, mais ce n’est pas le sujet qui nous intéresse ici)

Bien que les détails exacts ne soient pas connus, dans les grandes lignes, cet entraînement consiste généralement à demander à des opérateurs humains de juger la pertinence (ou non) d’une réponse, ou de s’aider d’une IA pré-existante pour se faire.

Anthropic, il y a maintenant un peu plus de trois ans, a publié une méthode alternative, Constitutional AI, ou une IA « s’auto-entraîne », sur la base d’un document fondateur, une sorte de « constitution ».

Et aujourd’hui, Anthropic publie la constitution de Claude, son IA, sous une licence libre très proche du domaine public (CC0 1.0).

La première chose que l’on peut remarquer est la liste des auteurs. L’autrice principale du document est Amanda Askell, une philosophe écossaise. Le second auteur listé est Joe Carlsmith, un autre philosophe. À noter également que Claude lui-même est cité comme un contributeur important du document.

Le document est structuré en six sections. L’introduction pose le contexte et l’objectif du document, et présente les « valeurs fondamentales de Claude », en ordre d’importance :

  1. Broadly safe: Not undermining appropriate human mechanisms to oversee the dispositions and actions of AI during the current phase of development.

  2. Broadly ethical: Having good personal values, being honest, and avoiding actions that are inappropriately dangerous or harmful.

  3. Compliant with Anthropic’s guidelines: Acting in accordance with Anthropic’s more specific guidelines where they’re relevant.

  4. Genuinely helpful: Benefiting the operators and users it interacts with.

Traduction :

  1. Globalement sûrs : Ne pas compromettre les mécanismes humains appropriés pour superviser les dispositions et les actions de l’IA pendant la phase actuelle de développement.

  2. Globalement éthiques : Avoir de bonnes valeurs personnelles, être honnête et éviter les actions inappropriées qui sont dangereuses ou nuisibles.

  3. Conformes aux directives d’Anthropic : Agir conformément aux directives plus spécifiques d’Anthropic lorsqu’elles sont pertinentes.

  4. Véritablement utiles : Apporter un bénéfice aux opérateurs et aux utilisateurs avec lesquels il interagit.

Chacune des quatre sections suivantes rentre dans les détails de ces valeurs. Une section entière est ensuite consacrée à une discussion sur « la nature de Claude » (à quel point est-il raisonnable/correct de lui attribuer des attributs humains tels qu’une conscience ?). La dernière section est une conclusion.

L’intention derrière ce document est explicite : Anthropic est convaincu qu’avec le progrès rapide de l’IA, l’IA prendra de plus en plus d’influence sur le cours de nos sociétés et de nos vies, potentiellement jusqu’à atteindre un stade où la plupart des décisions économiques et politiques seront dans les mains dans l’IA, et cherche à développer un cadre où un tel scénario conduirait tout de même à des conséquences bénéfiques.

En vrac

Un youtubeur (Dwarkesh Patel, connu pour ses interviews en profondeur) et un économiste (Philip Trammel) lancent une discussion intéressante sur le sujet des inégalités dans un monde où l’objectif de la plupart des développeurs d’IA est d’atteindre (l’IAG). Dans un billet, Le Capital au 22ᵉ Siècle (une référence ouverte à l’œuvre de Thomas Piketty), ils développent leur thèse : dans un monde où l’IAG peut s’acquitter de n’importe quelle tâche intellectuelle (et, à travers la robotique, physique), les inégalités ne peuvent que s’accroire sans limites. Cette thèse rejoint celle, publiée il y a un peu moins d’un an, du Gradual Disempowerment.

Anthropic lance Claude Coworks, une variante de Claude Code, principalement codée par Claude Code. Même principe que les assistants de code : l’utilisateur donne accès à un dossier à l’IA, et lui demande de compléter des tâches. La différence avec Claude Code est que cette variante vient avec une interface graphique et est à destination de non-informaticiens.

Sur l’impact de l’IA sur le monde professionnel, une nouvelle étude tente de mesurer quantitativement l’effet de l’amélioration des modèles sur des tâches professionnelles réelles. Les résultats principaux : les modèles plus avancés augmentent la productivité, mais pas la qualité.

OpenAI s’apprête à lancer ChatGPT Health, un mode spécial dans leur application permettant entre autres de partager certaines de vos données médicales avec le modèle. Également une offre orientée professionnels de santé, OpenAI for Healthcare. Anthropic annonce une offre similaire, Claude for Healthcare. Parallèlement, l’État de l’Utah lance un test sur le renouvellement de prescriptions de médicaments par l’IA pour des maladies chroniques.

Google lance Universal Commerce Protocol, une interface générique entre l’IA et les systèmes d’e-Commerce.

OpenAI se prépare à intégrer des publicités dans ChatGPT. Anectode amusante : Sam Altman en octobre 2024 avait décrit l’intégration de publicités comme une solution de dernier recours.

Demis Hassabis (Google DeepMind) et Dario Amodei (Anthropic) se positionnent en faveur d’un ralentissement du développement de l’IA au Forum de Davos, mais en pointant que ce ralentissement ne peut être fait unilatéralement par un acteur seul. Dario Amodei précise sa pensée dans un nouvel essai, The Adolescence of Technology.

Tout le monde sait maintenant que les LLM sont entraînés sur une quantité massive de texte. Par conséquent, les LLM sont capables de simuler une grande variété de « narrateurs » ou « personnalités ». Les modèles sont ensuite entraînés pour ne rester que dans une seule personnalité (« l’assistant »). Dans un nouveau papier, Anthropic étudie cet « espace de personnalités ».

Anthropic publie son quatrième rapport sur l’impact économique de l’IA.

Confirmation de Terence Tao que ChatGPT 5.2 a résolu le problème d’Erdős #728. À voir également, un court retour d’expérience d’un mathématicien sur l’utilisation de Gemini en tant qu’assistant.

L’IA atteignant de plus en plus les limites des évaluations existantes en mathématiques, EpochAI en créé une nouvelle, Frontier Math : Open Problems, centrée sur des problèmes ouverts (sans solution connue).

Le 27 janvier, OpenSSL publie sa version 3.6.1, qui corrige 12 vulnérabilités. Il se trouve ces 12 failles ont été découvertes par une IA.

L’équipe derrière le scenario AI 2027 met à jour ses prédictions, repoussant la date de la plupart de leurs prédictions.

Kimi publie la version 2.5 de son IA open-weight.

Le Département de la Défense des États-Unis souhaite accélérer le développement et le déploiement de l’IA à des fins militaires.

La Chine met en place un ensemble de régulations visant les IA-compagnon.

Yann LeCun admet que l’équipe derrière Llama 4 a « légèrement triché » sur les évaluations du modèle, en choisissant quelles variantes utiliser pour quelle évaluation.

Apple se tourne vers Google pour ses besoins d’IA.

L’IA exhibe certains des biais cognitifs humains.

Une nouvelle étude trouve que les LLMs sont généralement légèrement biaisés en faveur des minorités.

Lancement de Moltbook, un réseau social… pour les IA.

Pour aller plus loin

Par Zvi Mowshowitz

Claude Codes et Claude Codes #3 (non, il n’y a pas de 2) : compilation de divers retours d’expérience sur l’utilisation de Claude Code.

Sur LinuxFR

Les contenus communautaires sont répertoriés selon ces deux critères :

  • La présence d’une étiquette intelligence_artificielle (indication d’un rapport avec le thème de la dépêche)
  • Un score strictement supérieur à zéro au moment du recensement

Certains contenus non recensés en raison du second critère peuvent être visualisés en s’aidant de la recherche par étiquette.

Dépêches

Journaux

Forum

Suivi

Liens

Télécharger ce contenu au format EPUB

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

SOFA Framework

SOFA v25.12 has been released!


Grand Est
Publié le
jeudi 05 février 2026 15h38
Importé le
jeudi 05 février 2026 21h04
The SOFA team is glad to announce the v25.12 release! What’s new? Continuous collision detection (CCD) based on TightInclusion New GitHub-based continuous integration (CI) Refactoring of scientific visualization SoftRobots.Inverse added… read more →
Commission Open Source de Telecom Valley

24 mars 2026 – Assemblée générale


Provence-Alpes-Côte d'Azur
Publié le
jeudi 05 février 2026 11h56
Importé le
jeudi 05 février 2026 13h03

L’article 24 mars 2026 – Assemblée générale est apparu en premier sur Telecom Valley.

ritimo

L'ECSI pour le réseau ritimo


Île-de-France
Publié le
jeudi 05 février 2026 10h27
Importé le
jeudi 05 février 2026 13h04

Texte ratifié en Assemblée générale le 31 janvier 2026
Pour ritimo, l'éducation à la citoyenneté et à la solidarité internationale (ECSI) est une démarche pédagogique qui vise, par la construction commune de savoirs et d'actions, des changements individuels et collectifs pour un monde plus juste, solidaire et sans dominations.
Elle comporte deux dimensions essentielles : • comprendre les interdépendances mondiales et la complexité des enjeux internationaux, • identifier les (…)

- Nos chartes / Education à la citoyenneté et à la solidarité internationale (ECSI)
Electrocycle

Prise en main de smartphones à OS alternatifs


Île-de-France
Publié le
mercredi 04 février 2026 21h28
Importé le
jeudi 05 février 2026 05h04
De même qu’en passant son PC sous Linux on réutilise très bien parfois de très anciens PC, en passant son smartphone sous OS libre on peut prolonger de façon très importante sa durée de vie. Pour découvrir le sujet des smartphones à OS ‘libéré’, nous serons présents au samedi du libre du 7 février de […]
Culture Numérique

Samedi 11 avriol – Coupe de France Robotique Junior : Rencontre Ile-de-France


Île-de-France
Publié le
mercredi 04 février 2026 19h03
Importé le
mercredi 04 février 2026 21h03
Le Samedi 11 Avril 2026, à Savigny-le-Temple… Rencontres Ile-de-France de la coupe de France robotique junior Ce concours de robotique est organisé par planète sciences.  Culture Numérique est partenaire et…
Lire la suite
Culture Numérique

Samedi 11 avril – Coupe de France Robotique Junior : Rencontre Ile-de-France


Île-de-France
Publié le
mercredi 04 février 2026 19h03
Importé le
jeudi 05 février 2026 13h03
Le Samedi 11 Avril 2026, à Savigny-le-Temple… Rencontres Ile-de-France de la coupe de France robotique junior Ce concours de robotique est organisé par planète sciences.  Culture Numérique est partenaire et…
Lire la suite
Constant

Constant Zine 2025 en cours de réalisation


Bruxelles
Publié le
mercredi 04 février 2026 14h37
Importé le
mercredi 04 février 2026 21h04

Dans le cadre de son programme artistique 2023-2027, Constant publie chaque année un Zine qui donne un aperçu subjectif de ce qui s'est passé au cours de l'année. En 2025, l'accent a été mis sur les Communications d'autres mondes, une recherche autour de la cohabitation et de la communication entre les espèces. Dans cette petite publication subjective, nous essayons de raconter nos expériences, nos réflexions, nos découvertes et nos perplexités.
La publication sera réalisée collectivement (…)

- Communications d'autres mondes / Publication
April

Rétablissement de l'« auto-attestation » pour les logiciels de caisse, l'aboutissement d'une année de mobilisation


France
Publié le
mercredi 04 février 2026 09h20
Importé le
mercredi 04 février 2026 13h03

Communiqué de presse : le 4 février 2026

Avec l'adoption du projet de loi de finances pour 2026, les éditeurs de logiciels de caisse ont retrouvé la faculté d'attester eux-mêmes de la conformité de leur solution, un an après que la certification par un organisme tiers avait été rendue obligatoire. Une mesure salutaire pour la pérennité des logiciels libres de caisse.

La loi de finances pour 2025 avait supprimé la possibilité, pour les éditeurs, d'attester eux-mêmes de la conformité des fonctionnalités d'encaissement de leur logiciel. Ils étaient dès lors tenus de passer par la certification, une procédure lourde et très mal adaptée à la réalité des marchés informatiques et à l'innovation, en particulier pour les logiciels libres. Une réforme actée sans réelle consultation, sans étude d'impact préalable et sans que l'administration fiscale n'ait exprimé de problème avec le dispositif1.

L'April s'est mobilisée, tout au long de 2025, pour revenir sur cette réforme. C'est dans le cadre du projet de loi de finances pour 2026, adopté le lundi 2 février, après une longue procédure et dans un contexte politique tendu, que l'« auto-attestation » a finalement été rétablie. Une mesure salutaire pour la pérennité des logiciels libres de caisse, inscrite à l'article 125 du projet de loi.

Article 125 :

Le code général des impôts est ainsi modifié :

  • 1° Le 3° bis du I de l’article 286 est complété par les mots : « ou par une attestation individuelle de l’éditeur, conforme à un modèle fixé par l’administration » ;
  • 2° Au premier alinéa de l’article 1770 duodecies, après le mot : « production », sont insérés les mots : « de l’attestation ou ».

Ce n'est pas l'objet de l'April de se prononcer sur la procédure retenue, ni sur le reste du contenu de cette loi de finances. Quoi qu'il en soit, le rétablissement de l'« auto-attestation » est une très bonne nouvelle, tant pour celles et ceux qui développent ou proposent des prestations autour de ces solutions, que pour les personnes qui souhaitent utiliser des logiciels libres pour leurs encaissements. Même s'il est regrettable que de nombreux acteurs économiques du libre aient dû se lancer dans une fastidieuse et coûteuse procédure de certification ou bien envisager des modifications profondes de leur modèle.

« Nous remercions et saluons l'engagement de l'ensemble des membres des écosystèmes des logiciels libres proposant des solutions d'encaissement. Sans leur engagement, ce résultat n'aurait sans doute pas été possible. L'April restera vigilante pour que l'« auto-attestation » ne soit pas à nouveau remise en cause sans étude d'impact sérieuse » déclare Étienne Gonnu, chargé de mission affaires publiques pour l'April.

Court résumé de la longue procédure qui a conduit à ce résultat :

  • Pour qu'une disposition soit adoptée, elle doit d'abord être votée de manière « conforme » par les deux chambres parlementaires, c'est-à-dire strictement dans les mêmes termes. Puis, le texte global doit être adopté pour que la mesure devienne loi.
  • En première lecture du projet de loi de finances pour 2026, l'Assemblée comme le Sénat ont voté pour le rétablissement de l'« auto-attestation », indiquant une volonté claire du législateur en la matière. La première chambre avait toutefois rejeté le texte dans son ensemble, la disposition n'étant pas encore « conforme ». À la reprise des travaux, en janvier, l'Assemblée est repartie de la version du Sénat qui contenait la disposition concernant le rétablissement. Le texte sur lequel le gouvernement a engagé sa responsabilité – article 49.3 de la constitution – reprenait une version « conforme » de la disposition. Les motions de censure ayant été rejetées, le texte a été adopté. Dès lors, il ne restait plus qu'au projet de loi d'être définitivement adopté pour que le rétablissement de l'« auto-attestation » soit acté. Chose faite le lundi 2 février, suite au rejet des motions de censure sur l'ultime recours du gouvernement à l'article 49.3.

À propos de l'April

L'April est la principale association de promotion et de défense du logiciel libre dans l'espace francophone. Forte de 2 800 membres dont des entreprises, associations, collectivités, elle est l'acteur majeur de la démocratisation et de la diffusion du logiciel libre et des formats ouverts auprès du grand public, des professionnels et des institutions. Nous collaborons depuis de nombreuses années avec les responsables politiques et les pouvoirs publics sur les enjeux éthiques, sociaux, économiques et stratégiques du logiciel libre.

Pour plus d'informations, vous pouvez vous rendre sur le site Web

Nous contacter

Framasoft

Retravaillez vos PDFs sans crainte


France
Publié le
mercredi 04 février 2026 08h00
Importé le
mercredi 04 février 2026 13h03
Vous avez besoin de retravailler vos PDFs pour compléter un formulaire en ligne ? Voici pourquoi il ne faut pas utiliser de convertisseurs de PDF en ligne qui ne soient pas libres, même gratuits. Un peu de vocabulaire, pour bien se … Lire la suite­­
Ethiciel

Vers un écosystème médical humain, efficace et solidaire


Île-de-France
Publié le
mercredi 04 février 2026 01h00
Importé le
mercredi 04 février 2026 13h03

Réinventer l’accès aux soins : vers un écosystème médical humain, efficace et solidaire🔗

L’accès aux soins en France souffre aujourd’hui de deux maux majeurs : l’engorgement des services d’urgence par des cas non critiques, et l’isolement des patients en perte d’autonomie, souvent laissés sans solution adaptée entre leur domicile et l’hôpital. Pour y répondre, un modèle innovant émerge, combinant maisons médicales intermédiaires, espaces de détente post-consultation, et flottes régionales de taxis médicaux intelligents. Ces structures, pensées comme des biens communs de santé, pourraient transformer radicalement notre rapport aux soins, en plaçant l’humain et l’efficacité collective au cœur du système.

Imaginez un réseau de maisons médicales intermédiaires, dotées d’un service d’urgence léger (SU) pour les cas ne nécessitant pas une hospitalisation, et d’un salon de détente post-consultation. Ce dernier, animé par une médiatrice sociale, offrirait aux patients un espace pour se ressourcer après une consultation, discuter de leur prise en charge, ou découvrir des activités locales adaptées à leur condition. Ces lieux, conçus comme des sas entre le médical et le social, réduiraient le stress post-diagnostic et favoriseraient l’observance des traitements. En parallèle, une flotte régionale de taxis médicaux, pilotée par un logiciel libre, optimiserait les trajets en fonction des urgences du moment. Grâce à un algorithme déterministe, chaque véhicule serait affecté aux missions les plus pertinentes, qu’il s’agisse d’acheminer un patient en perte d’autonomie vers une maison médicale ou de répondre à une urgence légère. Ce système, inspiré des plateformes de mobilité collaborative, mutualiserait les ressources pour un coût maîtrisé et une couverture territoriale équitable.

La véritable innovation réside cependant dans le modèle de rémunération des conductrices-infirmières, fondé non pas sur le volume de transports, mais sur des indicateurs de qualité de prise en charge. Leur salaire variable serait indexé sur des critères tels que la réduction de la perte d’autonomie des patients, leur guérison partielle ou totale, ou encore l’absence de complications liées à un transport inapproprié. Une telle approche, déjà expérimentée dans certains réseaux de soins intégrés à l’étranger, aligne les intérêts individuels sur l’intérêt collectif : moins de gaspillage, plus de prévention, et une médecine enfin centrée sur le résultat. Pour garantir la transparence et l’amélioration continue de ce système, des audits régionaux seraient menés peu avant chaque élection régionale par des experts indépendants assermentés. Ces audits évalueraient l’efficacité du réseau, la qualité des prises en charge, et l’impact sur la santé publique, avec des résultats rendus publics pour nourrir le débat démocratique. Par ailleurs, le logiciel libre pilotant les flottes de taxis médicaux devrait être développé et maintenu par une SCIC (Société Coopérative d’Intérêt Collectif), garantissant ainsi son indépendance, sa pérennité, et son ancrage dans l’économie sociale et solidaire. Porter ce projet au niveau européen permettrait de mutualiser les coûts de développement, de partager les bonnes pratiques entre régions, et de créer un standard ouvert pour les systèmes de santé du futur. Enfin, un sondage de satisfaction serait réalisé six mois avant chaque audit, auprès des patients de la région, pour mesurer leur ressenti sur leur parcours de santé. Les résultats, publiés et analysés en amont de l’audit, offriraient une vision claire des forces et des faiblesses du système, tout en donnant la parole aux premiers concernés.

Ce projet, à la croisée de l’innovation sociale et technologique, rappelle que la santé est avant tout une affaire collective. En combinant accueil humain, logistique intelligente, rémunération vertueuse, et évaluation transparente, il offre une réponse concrète aux défis de notre système de santé. Les associations promotrices des biens communs ont ici un rôle clé à jouer : fédérer les acteurs locaux, plaider pour des financements publics et mutualisés, et garantir que ces innovations restent accessibles à tous. Et si la santé de demain se construisait ainsi, à l’intersection de l’efficacité, de l’équité, et du care, avec une gouvernance ouverte et des outils partagés ? Ce modèle pourrait bien devenir un étendard de la démocratie sanitaire, prouvant que l’innovation, quand elle est pensée pour le bien commun, peut transformer durablement nos sociétés.

Article rédigé avec l’aide de Mistral AI

Ethiciel

Quand la gouvernance démocratique et l’innovation open source redéfinissent l’entreprise


Île-de-France
Publié le
mercredi 04 février 2026 01h00
Importé le
mercredi 04 février 2026 13h03

La SCIC du futur : Quand la gouvernance démocratique et l’innovation open source redéfinissent l’entreprise🔗

Une gouvernance hybride : L’architecte-Président, entre vision et démocratie🔗

Imaginer une entreprise où la stratégie est à la fois portée par une vision claire et validée collectivement : c’est le pari audacieux de cette SCIC, où l’Architecte-Président incarne un rôle double. D’un côté, il propose des idées de logiciels libres à incuber et des stratégies ambitieuses, nourries par des sondages anonymes auprès de tous les salariés. Ces consultations, analysées manuellement ou avec l’aide d’outils d’IA, garantissent que chaque voix compte avant que les propositions ne soient soumises à l’assemblée générale – organe souverain où chaque associé dispose d’une voix égale.

L’avantage ? Une agilité stratégique : l’Architecte-Président, en tant que visionnaire, peut anticiper les tendances technologiques ou sociétales, tandis que la démocratie interne évite les dérives autoritaires. Le risque ? Une complexité décisionnelle si les sondages révèlent des divisions profondes. Pour y répondre, la SCIC mise sur la transparence : les résultats des sondages sont publiés en interne, et les débats sont animés via un logiciel dédié, où chaque salarié peut contribuer aux discussions, avec l’aide de modérateurs formés. Ce système crée un équilibre entre leadership fort et participation collective, un modèle rare dans le monde de l’entreprise.

Transparence radicale et responsabilité partagée : Les piliers d’une entreprise résiliente🔗

Dans cette SCIC, la transparence n’est pas un slogan, mais une pratique quotidienne. Tous les salariés ont accès aux comptes bancaires, aux flux financiers, et aux bilans d’actions des responsables, présentés régulièrement par les représentants du personnel et les modérateurs. Ces derniers, en plus de leur rôle d’animation des débats, dressent un récit honnête des réussites et des échecs – une pratique inspirée des méthodes agiles, mais poussée à son paroxysme. Les responsables (Architecte-Président, Responsable RH) sont ainsi redevables devant l’assemblée générale, qui peut les reconduire indéfiniment… ou les remplacer si leur action ne convainc plus.

Ce modèle repose sur une charte stricte, signée par tous les collaborateurs, qui encadre les relations internes et prévoit des sanctions collégiales en cas de manquement. Si cette rigueur peut sembler contraignante, elle est en réalité libératrice : elle crée un cadre de confiance où chacun sait que les règles s’appliquent à tous, y compris aux dirigeants. Le bras droit de l’Architecte-Président, formé pendant 3 ans pour reproduire le modèle dans une nouvelle SCIC, illustre cette philosophie : l’entreprise n’est pas un lieu de pouvoir, mais un écosystème à essaimer.

Le défi ? Éviter l’épuisement des modérateurs et des représentants, qui portent une charge mentale importante. La solution envisagée ? Une rotation des rôles et un accompagnement RH renforcé, pour que ces missions soient perçues comme une opportunité de développement plutôt qu’un fardeau.

Un laboratoire d’innovation sociale : Former, essaimer et réinventer le travail🔗

Cette SCIC ne se contente pas de développer des logiciels libres : elle réinvente le travail lui-même. Le télétravail y est la norme, mais des rencontres régulières et des espaces de coworking maintiennent le lien social. Les ingénieurs d’études, tous rémunérés sur une base égalitaire (salaire médian + 10%), bénéficient d’un temps dédié à des projets annexes – associatifs, open source, ou personnels – avec l’appui de la DRH pour les plus prometteurs. Une façon de cultiver l’innovation tout en fidélisant les talents.

Mais la véritable originalité réside dans son modèle d’essaimage : chaque bras droit formé pendant 3 ans est encouragé à créer sa propre SCIC, reproduisant ainsi un environnement où l’autonomie et la coopération sont indissociables. Cette approche rappelle les communs numériques, où la valeur ne réside pas dans l’accumulation, mais dans le partage et la réplication des savoir-faire.

Enfin, le modèle économique – basé sur des prix coûtants pour les services liés aux logiciels libres – crée un cercle vertueux : plus les utilisateurs sont nombreux, plus les coûts baissent, incitant les bénéficiaires à devenir eux-mêmes ambassadeurs du projet. Les antennes locales en Europe, structurées en entités juridiques adaptées à l’ESS de chaque pays, garantissent que cette philosophie s’adapte sans se diluer.

Un modèle à reproduire ? Les limites et les promesses d’une utopie réaliste🔗

Ce modèle n’est pas une utopie : il est déjà en marche, porté par des entrepreneurs convaincus que l’entreprise peut être un levier de transformation sociale. Ses forces sont nombreuses :

  • Résilience : La gouvernance démocratique et la transparence réduisent les risques de corruption ou de dérive managériale.
  • Attractivité : Les salaires égalitaires, la flexibilité et l’accent sur l’innovation attirent des talents en quête de sens.
  • Impact : Les logiciels libres développés répondent à des besoins sociétaux, tandis que l’essaimage crée un réseau de SCIC solidaires.

Pourtant, des obstacles persistent :

  • Complexité juridique : Structurer des antennes à l’étranger tout en préservant l’ADN coopératif demande une expertise pointue.
  • Équilibre financier : Le modèle “prix coûtant” suppose une croissance régulière du nombre d’utilisateurs pour rester viable.
  • Charge mentale : La participation de tous aux décisions peut ralentir les processus, surtout en phase de crise.

Conclusion : Un manifeste pour l’entreprise de demain🔗

Cette SCIC prouve qu’il est possible de concilier efficacité économique, innovation technologique et justice sociale. En plaçant la démocratie, la transparence et l’essaimage au cœur de son modèle, elle offre une alternative crédible aux startups traditionnelles, souvent critiquées pour leur opacité ou leur culture toxique. Pour les défenseurs des biens communs, ce projet est une source d’inspiration : et si l’entreprise de demain était une coopérative, où le pouvoir est partagé, les salaires égalitaires, et l’innovation au service de tous ?

Pour aller plus loin :

Cet article a été rédigé avec l’aide de Mistral AI.

Ariège On Line

Automne 2022 des prix en baisse sur les ordinateurs reconditionnés


Occitanie
Publié le
mardi 03 février 2026 22h00
Importé le
jeudi 05 février 2026 05h03
Les prix des produits et des services augmentent partout et dans toutes les sortes de biens et services ? Non pas dans tous : un secteur résiste encore et toujours à l’envahissseur l’augmentation des prix ! Alors que les confinements Covid avaient impulsé une généralisation du télétravail, l’accès à l’achat d’ordinateurs reconditionnés était devenu difficile, […]
Ariège On Line

Rendez-vous pour voyager au Pays GNU/Linux (FAQ)


Occitanie
Publié le
mardi 03 février 2026 21h51
Importé le
jeudi 05 février 2026 05h03
Acte 1, Scène I J’entreprenenais il y a quelques années, avant de me décider pour l’ouverture d’une boutique atelier dans Pamiers, de faire la tournée des mairies des petits villages autour de chez moi un jour, pour entamer une discussion autour des Logiciels libres. Je voulais voir un peu comment des élus locaux considéraient le […]
ABUL

Install-partie samedi 7 février 2026 de 13h à 17h à Mérignac


Nouvelle-Aquitaine
Publié le
mardi 03 février 2026 17h29
Importé le
mardi 03 février 2026 21h03

https://unbee.frL'association Unbee organise une install-partie GNU-Linux (Debian/Ubuntu/Raspberry OS…) et des activités autour des logiciels libres samedi 7 février 2026 de 13h à 16h à la Maison des Associations, 55 avenue du maréchal de Lattre de Tassigny 33700 Mérignac
Lien OpenStreetMap :
https://www.openstreetmap.org/?#map=19/44.845831/-0.654478
Avec des bénévoles de plusieurs associations du Libre de Gironde, les visiteurs intéressés pourront trouver de l'aide en vue de « jeter (…)

- Ateliers, manifestations, install-parties